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Bazar Bellamy : le single Un homme annonce un album

Bazar Bellamy dévoile le single Un homme au travers d'un clip qui préfigure l'album Jusqu'ici tout va bien.

Bazar Bellamy (crédit Raphaelle Darricauy)

créditvisuel : Raphaelle Darricauy

Réunis autour de Monsieur Georges (ex-Lagony), les Bazar Bellamy ont choisi de conjuguer la puissance de l'électricité à la richesse du langage. Ou quand Maupassant et Rudyard Kipling rencontre le Rock. Et quand le Rock rencontre la littérature, il en ressort un album énergique et mélodique, en phase avec les espoirs et les doutes de la génération X au travers de textes ancrés dans ce début de XXIème siècle.

La troupe se conjugue magistralement avec le guitariste blues chilien Pablo Berchenko, le batteur Jean-Louis Bire et le bassiste Ludovic Martin, qui, après être passé par le punk, a intégré Lagony, et enfin, le petit dernier, le claviériste Irwin Gomez (Budapest et KKC Orchestra). Ajoutons à cela que ce premier album de Bazar Bellamy a été réalisé par Nicolas Bonnière (Dolly, Eiffel…), masterisé par Peter Diemel au légendaire studio Black Box (dEUS, Wampas, etc.), et nous obtenons là les ingrédients parfaits d’une potentielle réussite.

Bazar Bellamy :
Monsieur Georges : voix, guitare ; Pablo Berchenko : guitare, Jean-Louis Bire : batterie, Ludovic Martin : basse ; Irwin Gomez : claviers

Les textes de cet album allient la subtilité et l'émotion, s'ancrent dans la vérité crue de ce début de siècle, aussi disruptifs qu’énigmatiques, mystérieux et intrigants, dans la droite lignée de Noir Désir,Diabologum ou bien encore plus récemment Eiffel… « J'en ai le hoquet, j'en ai rendu ma bile à gerber, sur le parquet flottant soldé, Je me déliterai, je me falsifierais, je me procrastinerai pour 1 heure d'éternité » (« Démodé ») ou en poussant “Un homme” (tiré du poème de Kipling) à fort volume, «Si tu sais être bon, si tu sais être sage, Sans trahir l'enfant au fond de ton âme, Tu seras un homme, mon fils » l’on pourra constater toute la capacité vocale, sensible et expressive, d’un Monsieur George pour servir son triumvirat “amour/existence/espérance” empli de poésie. Jusqu’ici tout va bien où comment une musique à la fougue contenue, des explosions convulsives de 6 cordes, des rythmiques acérées sur des textes à la poésie réaliste permet au groupe de nous transmettre un instantané de notre époque.

Scopitone #138 - BAZAR BELLAMY "À tout jamais"

Interview Bazar Bellamy

Peut-on en savoir plus sur vous et votre univers ?
Tout d'abord, on a tous joué ensemble dans diverses formations, mais c'est la 1ère fois qu'on se retrouve sur un même projet.
Bazar Bellamy, c'est la synthèse la plus aboutie de tout ce qu'on a toujours espéré faire en musique. Marier la truculence du verbe français et la déluge sonique du rock, c'est un peu un pari, qu'on n'est pas les seuls à tenter, mais c'est le principe de base. On espère être le plus honnête possible avec nous et envers le public. Y a des notions de sincérité dans le propos, et d'intensité pour la scène, qui sont super importantes. Enfin, si on doit parler d'univers, je dirais qu'on essaie de marier le côté dandy à la Bellamy, avec un aspect joyeusement foutraque pour le Bazar, qu'on met. Propre sur soi, mais déjanté aux entournures !

Pouvez-vous nous présenter le titre Un homme et le clip que vous préparez ?
Un homme est extrait de notre 1er album, à paraître le 08/11/2019, Jusqu'ici tout va bien. Il est clairement et directement influencé part le fameux poème de Rudyard Kipling, "If", qu'il avait écrit pour son propre fils. J'ai repris des citations de ce magnifique texte, et m'en suis approprié, modestement, des tournures. Il y a donc des emprunts mais j'ai aussi largement ré-écrit le texte, pour lui donner un sens plus personnel et contemporain. Evidemment, ça parle de la transmission, du lien avec son enfant, de la paternité, mais aussi de la parentalité. C'est pas une ode à la testostérone, au contraire, pour moi ce qui fait un homme c'est tout autant sa capacité à endurer les épreuves de la vie, que sa délicatesse, et sa part de féminité.

Comment travaillez-vous avec le réalisateur Lilian Ginet pour le tournage du clip ?
On est dans une collaboration ouverte et collective. C'est fluide et fun ! Mais c'est quand même Lilian qui mène la barque, et qui amène les idées majeures. On lui a suggéré des orientations, mais on lui fait confiance sur la direction finale, et le choix du script.

Ce titre préfigure votre prochain album Jusqu’ici tout va bien, est-il possible d'en apprendre plus à son sujet ?
On a enregistré l'album sous la direction de Nicolas Bonnière, éminent guitariste de Dolly et Eiffel. C'est par le biais de notre batteur qui avait déjà joué avec lui et Rodolphe Testut, de la Grange Magnétique, le studio où on a enregistré, qu'on a pu le solliciter. Vu son parcours, c'était la personne idéale, derrière les manettes, à ce stade de notre projet ! Il nous a beaucoup apporté, sur le plan technique comme sur l'interprétation des titres. On a pris du temps pour composer et fouiller ces titres, de manière à ce qu'ils soient vraiment poussés au maximum de ce qu'on en attendait. Il s'est écoulé pas mal de temps entre l'enregistrement et la sortie, alors on a vraiment hâte de le faire entendre et de recevoir les retours.

Quelle importance accordez-vous aux textes de vos compositions et de les accompagner de sonorités rock ?
Les textes sont au centre du projet Bazar Bellamy. Ce groupe est né de l'envie de communiquer directement les émotions et les ressentis au public, dans la langue que je maîtrises le mieux. J'ai chanté en anglais, j'adore cette langue, et je ne renonce pas à l'utiliser, mais écrire en français devenait vital dans mon approche de la musique. Et aborder des sujets plus personnels, tout autant. Je ne me voyais pas me poser en donneur de leçons, mais j'avais ce besoin de dire ce que j'avais sur le cœur. Dans un mélange de différents registres. Parfois c'est familier voir grossier, d'autres fois plus recherché. Je suis comme ça, je m'exprime comme ça. la sincérité, est encore une fois, au centre de ce choix. Et le côté rock est toujours là, par culture, par nature, par goût aussi, et parce que ça reste pour nous tous, la musique qui permet toute cette palette d'émotions, de la mélancolie à la rage la plus farouche. Le rock reste la musique de la contestation et de l'intensité pour nous. Il y a ce côté fou, incontrôlable, qu'on ne retrouve pas dans les autres genres, à cause des codes qui les limitent.

En quoi le financement participatif que vous réalisez va vous être utile ?
Sans la participation des donateurs, on va tout simplement avoir du mal à boucler le budget et aller aussi loin qu'on le veut. C'est le nerf de la guerre, pour faire le clip dont on a envie, le meilleur moyen d'aboutir au mieux, la réalisation de cette vidéo.

Vous pouvez soutenir le clip d'Un homme et l'album Jusqu’ici tout va bien de Bazar Bellamy sur Ulule.

 

Parlez nous de l'artwork de l'album de Jusqu’ici tout va bien...
On est passé par de nombreuses étapes, et finalement c'est autour du titre qu'on a fini par être d'accord. C'est notre batteur qui a lancé le titre et l'idée de la pochette. Quand il est derrière ses fûts, ça l'inspire ! On a fait le tour de notre entourage, et les retours ont validés notre choix, donc on s'est dit que c'était la bonne direction.
Il y a bien entendu, le titre, cette vanné/phrase tiré du film la Haine de Kassovitz, et on est de grands fans de cinéma.
Cette allusion au désastre imminent, cet impact avec le sol, inévitable, c'est la situation dans laquelle on se sent, ça résume notre état d'esprit.
Et l'animal présent sur la pochette, je vous laisse deviner lequel, c'est l'image de notre nature, livrée aux actions de l'homme. C'est pas très positif, mais il y a au moins, un soupçon d'ironie, je crois qu'on est pas mal à être dans cet état d'esprit, désabusé, mais on s'accroche à l'humour et l'ironie, pour pas sombrer dans le désespoir.
Après, c'est notre ami et graphiste Jey, qui a pris le relais pour toute la partie technique. On a décliné cet artwork, sur tous les visuels à venir, et on n'en est pas peu fier.

Une indiscrétion à nous donner ?
Disons qu'on a commencé à bosser sur une cover de Bashung et qu'on se dit que ça serait bien de partager le chant avec une voix féminine...

Aurez-vous prochainement des concerts ?
Oui, nos dates sont régulièrement publiées sur les réseaux, Facebook, Instgram, Bands in town et notre site Bazar Bellamy.com. On joue notamment avec Eiffel au Rex de Toulouse, le 24 octobre 2019 et avec les Hyènes, au Cri Art, le 22 novembre.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On sait que l'époque est difficile pour les groupes émergents, et qui plus est dans le registre rock français, mais si on pouvait redonner le goût de la découverte au public et les amener juste à nous écouter, ce serait déjà une belle victoire pour nous.

Merci à Bazar Bellamy d'avoir répondu à notre interview !
Rendez-vous sur Facebook pour suivre son actualité.

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Musique interview

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