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Bastien Picot : l'album Chimera

Bastien Picot prépare son album Chimera avec le soutien des internautes. Découvrez le dès maintenant !

Bastien Picot

Vous préparez actuellement votre 1er album intitulé Chimera, que retrouvera-on dessus et quel en sera son univers ?
Mon album vient dans la continuité de mon 1er EP Pieces of a man avec un côté plus produit et percussif. Si je devais lui donner une étiquette, je dirais : Pop Ethnique. J'avais aussi envie de la sonorité des cuivres, qui viennent donner un côté orchestral à ma musique. Je peux dores et déjà vous dire qu'il y aura une dizaine de nouveaux titres !

Vous n'êtes pas totalement inconnu du grand public, puisque vous avez travaillez dans le groupe 3somesisters avec Yael Naïm. Est-ce plus facile de travailler seul sur un projet ou en groupe et quel souvenir gardez-vous de cette collaboration ?
Avec 3somesisters, nous avons pris un malin plaisir à faire de la musique et composer ensemble, et l'aventure avec Yael Naïm et David Donatien reste pour moi un merveilleux souvenir !!! Musicalement et humainement, c'était un régal de travailler avec eux, autant sur l'album que sur scène pour la création à la Salle Pleyel, puis la tournée. Le travail de groupe est vraiment différent du travail en solo. C'est difficilement comparable tant il y a de différences dans le processus de création, de décision... Il y a des choses plus simples en groupe, d'autres moins.

Pourquoi avoir choisi le nom de Chimera pour l'album ?
Chiméra, parce que je pense que nous sommes plus que jamais ballotés entre notre bestialité, notre humanité (homo sapiens sapiens que nous sommes, qui ne 'sapiens' pas toujours malheureusement) et la technologie qui devient partie intégrante de nous et de notre environnement. Nous sommes chacun à la croisée de ces chemins, c'est pourquoi nous sommes, à mon sens, des chimères des temps modernes. Le mot chimère vient aussi étayer le propos musical de mon album, construit avec des instruments traditionnels, organiques, et des sons plus produits, électroniques.

L'album posera de nombreuses questions dans ses morceaux. En quoi est ce important d'avoir des textes engagés qui pousse l'auditeur à s'interroger ?
J'aborde dans cet album de nombreux sujets qui me tiennent à coeur. J'y questionne notre place, en tant qu'individu face à nous même, à l'autre, aux autres, à la société, à la nature, à la technologie... J'y fais aussi référence aux minorités, au genre, mais pas que... J'ai voulu aborder de manière non frontale ces thèmes comme pour ouvrir une réflection, qui est nécessaire à mon sens... On sent aujourd'hui naître la peur de parler et de se battre pour des causes justes, de peur d'être raillés, comme ci les mots "écolo",  "féministe" (etc...) étaient devenus de simples modes, voire même des insultes. Je ne veux pas céder à cette peur, je ne suis aucune mode, je pense qu'il faut que l'on continue à pointer du doigts ce qui ne va pas dans notre système pour déconstruire une vision et une pensée toxique, si l'on veut (re)construire quelque chose de meilleur, pour tous.

Peut-on en savoir plus sur la partie instrumentale et notamment sur les percussions traditionnelles de la Réunion où vous avez vos origines ?
Je viens effectivement de la Réunion, et j'ai grandi au son des percussions du Maloya traditionnel. C'était important pour moi d'utiliser le Roulèr, le Kayam', Pikèr, et autres tambours malbar dans ma musique. Encore une fois, de façon "chimérique", ces instruments et mes racines viennent se déployer dans un contexte Pop, teintée d'électronique.

Ne regrettez-vous pas que la culture des DOM-TOM ne soit pas suffisamment mis en avant en métropole et dans les médias ?
Bien sûr, et particulièrement la musique de la Réunion. Non pas par chauvinisme, mais parce que la plupart des gens a déjà entendu au moins le Zouk antillais, alors, que le Séga et le Maloya Réunionnais restent encore inconnus pour un bon nombre de métropolitains. Le Maloya se décline aujourd'hui sous de multiples formes : sa forme traditionnelle basée sur la percussion et le chant, mais on trouve aussi aujourd'hui du Maloya jazz, Maloya Rock, Maloya Electro (etc...) qui mériteraient d'être plus présents dans les médias nationaux.

On vous retrouvera en duo avec Sandra Nkaké sur un titre de l'album Chimera. Peut-on en savoir plus sur cette collaboration et le clip que vous allez créer ?
J'ai effectivement l'immense plaisir de faire ce duo avec Sandra Nkaké, une chanteuse et une femme incroyable ! Sa voix et sa sensibilité me transportent, elle est très versatile, touchante, engagée aussi. C'est une artiste formidable. Lorsque j'ai écrit le titre The abettors, qui figurera sur mon album, j'ai immédiatement pensé à elle. Je voulais aussi explorer les différentes manières dont nos voix peuvent se rencontrer. Pour illustrer ce duo, un clip sera fait avec Mimi Choi, artiste maquilleuse illusionniste de folie. Cela fait des années que je la suis sur instagram et que je suis fasciné par son art. Aucun effet spéciaux, tout est fait avec du maquillage, c'est bluffant !!! Mimi a accroché à ma musique, et elle nous maquillera, Sandra et moi pour le clip de notre duo... J'ai tellement hâte !!!

Pour réaliser cet album, vous faites un financement participatif. En quoi va-il vous aider et quel serait l'argument ultime à donner pour convaincre de vous aider ?
La musique indépendante a besoin de soutien. Je fais appel au financement participatif car j'ai besoin de l'aide de ceux qui me soutiennent depuis mon 1er EP, pour pouvoir financer en partie mon album. Entre les frais liés à l'enregistrement, au mixage et mastering, et les frais liés à l'aspect visuel (pochette, clips, photos...), sans oublier le travail de promotion une fois le CD pressé, faire un album en tant qu'artiste indépendant est une sacrée aventure. Ce que j'aime aussi avec ce genre de cagnotte c'est que cela renforce le lien entre l'artiste et son public, qui devient un véritable acteur de la réussite du projet ! Et pour me soutenir via Ulule, il ne s'agit pas de don, mais d'une pré-commande de mon album avec d'autres contreparties !

Parmi les contreparties figure du coaching vocal, en quoi ces échanges avec vos contributeurs sont-il importants ?
J'ai aussi la casquette de coach vocal et autour de moi, de nombreuses personnes, chanteurs/chanteuses, me sollicitent souvent pour du coaching. Il me semblait opportun de proposer cela comme une contrepartie. Elle est d'ailleurs ouverte et possible pour les gens de tous niveaux, même les débutants. Ceux qui préfèreront une place pour un showcase ou un concert privé avec pass backstage pourront aussi trouver leur compte. Il y a plein d'autres contreparties, pour toutes les contributions. Car même les plus petites contributions sont précieuses !

Vous pouvez soutenir l'album Chimera de Bastien Picot sur Ulule.

 

Dans le cadre de cette campagne de crowdfounding, vous allez également recevoir le soutien de la SACEM. En quoi vous aidera-elle dans votre projet d'album et comment avez-vous accueilli cette nouvelle ?
Effectivement, l'aide de la SACEM via le dispositif Mise en Oeuvre est une bénédiction ! J'en suis plus que ravi. Grâce à ce dispositif, mis en place pour aider le tournage de clips pour promouvoir mon album, ma campagne de crowdfunding a considérablement augmentée puisque la SACEM a abondé de 1 000 euros ! Merci la SACEM.

Parlez nous du clip de T.M.I et de l'univers visuel que vous avez voulu créer ? D'ailleurs, en quoi la partie visuelle est-elle importante pour vous en musique ?
Lorsque je compose, des images me viennent toujours en tête. T.M.I est le dernier clip que j'ai fais avec ma talentueuse complice Catherine Calvanus à la réalisation. Pour l'occasion, je me suis fais recouvrir le buste et le visage de plus de 5 000 gelules... Cette performance nous a permis d'illustrer le propos de mon morceau (Too Much Information), parlant du flux constant d'information qui nous envahit au quotidien, et la nécessité de garder son sens critique pour pouvoir faire le tri, ne pas se laisser manipuler. Pour moi, la partie visuelle est plus qu'importante car elle permet de renforcer le propos et l'ambiance de mes titres, et peut même étendre le champs de questionnement et de réception du message que je veux faire passer. Tout comme la musique, l'image est un langage universel.

Dîtes nous en plus sur la particularité du clip de Spam my soul qui sortira le 6 novembre...
Spam my soul est un clip d'un autre projet dont je fais parti : HUMANOPHONES. Un groupe de Body Pop Music (Bodypercussions et voix). La particularité est donc que tout est fait avec le corps, aucun autre instrument. Plus qu'un clip, il s'agit de la captation d'un nouveau morceau en Live session avec l'équipe étendue des HUMANOPHONES. Hâte de vous montrer ça !

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement et en quoi la scène est-elle importante selon vous ?
Etant en finalisation de mon album, je passe plus de temps en studio que sur scène en ce moment, mais cela arrive très bientôt. La scène est pour moi très importante, c'est là que tout prend sens, et que l'on partage véritablement sa musique. 
Avec mon projet, je joue très prochainement à la Réunion le 09 Décembre, ou je présenterai en grande partie mes nouveaux morceaux. 
Je serai aussi sur scène avec différentes collaborations et projets : 
Le 08 Novembre aux côtés d'"Anthony Jambon Group" pour la sortie du deuxième album sur lequel je chante. Ca se passe au studio de l'Ermitage. 
Le 09 Novembre avec le projet FACE A TERRE, une création chorégraphique pour 2 danseurs et un chanteur (je vous laisse devinner qui est qui) ^_^ avec Ana Pi et Bouziane Bouteldja, à l'origine de ce projet. La première se passe donc le 09 Novembre au Théatre Jen Vilar à Vitry sur Seine, ne manquez pas cela !!! 
Enfin, je serai aussi en concert avec Lo Griyo et Gilles Lauret le 15 Novembre au Théâtre Vladimir Canter à la Réunion, alors si vous êtes sur mon île natale, save the date !!!

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Je souhaiterai remercier les très nombreux contributeurs qui ont fait grimper la cagnotte de mon crowdfunding à une allure incroyable. Tant de soutien me va droit au coeur, et j'ai hâte de leur envoyer leurs contreparties, dont l'album, bien entendu, une fois qu'il sera prêt. 
MERCI à eux, merci encore à la SACEM. Et merci par avance à ceux qui nous permettront d'atteindre l'objectif. Nous y sommes presque, mais il ne reste que 7 jours pour pouvoir me soutenir.

Merci à Bastien Picot d'avoir répondu à notre interview !
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Musique interview

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