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Anita Farmine : le clip d'Âzâdi

Le nouveau clip d’Anita Farmine, sur le titre Âzâdi est désormais disponible. Au milieu d'une nature dense, entre guitares, synthé, ebow, basse et batterie, la voix douce de la princesse orientale résonne comme un cri de l'orient. Tel un appel au mouvement, à ne pas oublier le passé mais à le transformer et à s'émerveiller face à la diversité et l’immensité.

Au fil des saisons, on s'enfonce dans les forêts sombres du passé. On progresse à travers le temps pour s'envoler vers des horizons plus sereins, plus heureux. On traverse les paysages, côtoyant les fleurs, les oiseaux et les étoiles. Doucement, on regarde la vie autrement, transformant ainsi en couleurs toute la noirceur du monde. 

Le clip d'Âzâdi est rélisé par Claire Mazart sur des illustrations de Sophie Bass.

L’album Season sortira le 1er mars 2019
Concert le 2 avril au Studio de l’Ermitage

ANITA FARMINE - AZADI (Official Music Video)

Au fil de Seasons s’enchainent les chansons, semant chacune une graine dans l’oreille de celui qui écoute. Leurs fleurs colorées éclosent, leurs fruits murissent lentement. Ils se gorgent de différentes textures, de multiples saveurs, du goût de la Liberté (Azadi) sous la forme d’une voix ronde, pure, marquée par la chaleur enflammée de l’orient. Anita Farmine nous invite d’entrée de jeu au cœur de ses origines, en Iran. Chanter en persan, c’est en faire une richesse, et les sonorités si particulières de cette langue ébranleront même ceux qui ne la comprennent pas. Le pouvoir évocateur de la musique nous emplit à l’écoute de Nour, le Soleil des Soleils, et l’on se retrouve sur un toit de Chiraz sous une chaleur écrasante. Les harmonies des voix orientales nous transcendent et nous brûlent. Les touches électroniques font le délice moderne de cette musique qu’on qualifie ordinairement de « world », et dans cette originalité, les percussions des karkabous, du dayereh ou les cordes de l’inuk côtoient le vocoder, l’Ebow et les synthétiseurs.

Anita Farmine incarne cette feuille d’automne qui s’envole au gré du vent, libre d’aller où elle veut (Frisson). Elle passe d’un cœur brisé (Del Sard) à la souriante chanson-titre Seasons, au cœur de laquelle elle questionne « How we were feeling inside, when we were listening to the music ? », et l’on voudrait pouvoir lui répondre dans toutes les langues du monde que cette musique-là, la sienne, nous fait de nouveau croire en l’humanité. Elle passe du Fil Rouge de la vie et sa sublime introduction contemporaine au piano aux très rouges et très rock « Ceux qui sont partis » (Raftegan). Riche, et libre, donc.
On oublie paradoxalement toute notion du temps et on relance inlassablement le cycle de Seasons. « Comme les étoiles s’éteignent » chante Anita Farmine. Il semble pourtant qu’elle-même en porte une qui n’est pas prête de s’éteindre.

Son nom est déjà toute une histoire.
« F comme Fight,
A comme Against,
R comme Racism,
M comme Monarchy,
I comme Imperialism,
et N comme Nazism...

Un acronyme pour un nom, choisi par mon père en Iran, auquel il ajouta un « e » à notre arrivée en France. »

C'est à Chiraz, le 21 septembre 1978, dans un Iran en plein bouleversement politique et juste à l'aube de la révolution islamique, qu'Anita Farmine chante sa première note. Une mère française, un père iranien, tous les deux professeurs et progressistes, voilà qui présageait une personnalité affirmée pour ce bébé qu'ils appelèrent Anita. Le doux patronyme de Farmine a été choisi par son père qui a eu l'occasion de changer son nom originel pour le transformer en un cri : F.A.R.M.I.N. sont les initiales de Fight Against Racism Monarchy Imperialism and Nazism.

Musique

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