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Andrei prépare des clips...

Andrei c’est de la chanson française avec des petits morceaux de rap dedans. Le chanteur prépare des clips en vue de sortir un album...

Andrei

Peut-on en savoir plus sur votre univers qui mêle chanson française et rap ?
 C'est toujours difficile de se situer musicalement. Est-ce que je fait du rap ? De la chanson ? De la pop ? De la folk ? Du Métal symphonique ? Non, vraiment, au début j'étais persuadé d'être rappeur. Désormais, je me penche plus vers la chanson française, avec parfois, quelques sursaut de rap dans mes textes, mes rimes, ma rythmique.

Est-il possible de nous présenter l'album que vous préparez ?
C'est un album encore à l'état d'embryon. Il a plusieurs formes dans ma tête, plus où moins ambitieuse et irréalistes, mais avec le temps je fixerais quelque chose qui me ressemble. Ce qui est sûr, c'est que tout est composé. Environ une douzaine de chansons, qui n'attendent plus qu'a être retravaillées en studio.

D'où vient votre inspiration et comment composez-vous vos titres ?
Pour citer Franck Dubosc "Je me moque de moi-même", ici c'est un peu pareil mais pour de la chanson et sans moqueries. J'écris ce que je vis, mes expériences, de manière plus ou moins pudique. Souvent c'est une phrase qui enclenche le mécanisme de l'inspiration. Où parfois, mais plus rarement, une ligne de guitare. Je remercie toutes mes ex-copines, elles ont enclenché ce mécanisme très souvent.

Vos morceaux s'inspirent de Nekfeu à Brassens en passant par Tony Parker... ça fait de sacrés écarts, vous ne trouvez pas ?
Mes inspirations sont en effet assez éloignées les unes des autres. Mes parents m'ont éduqué à la chanson française (Brassens, Brel, Renaud, Aznavour) mes frères m'ont éduqué à grand coups de poings dans le front, et parfois aussi à d'autres styles musicaux, rock, rap, metal... Au final j'admire tout ces artistes. J'admire, la précision de Barbara, la complexité de Nekfeu, la maîtrise de Linda Lemay, les symphonies d'Aznavour, la sincérité de Renaud et Orelsan, la sensibilité d'Oldelaf. Et Tony Parker.

Afin de promouvoir cet album vous allez réaliser 2 clips, peut-on en savoir plus à ce sujet ainsi que leurs univers visuels ?
Oui deux clips en effet ! Avant d'être chanteur, j'ai erré dans les BTS audiovisuel et les écoles de cinéma de Paris. C'est un vrai plaisir que de réaliser ces petits films avec des équipes que j'aime infiniment. Le premier clip, LE BONDO, sera très inspiré des westerns que je regardais étant petit avec mes frères, je pense notamment aux 7 mercenaires de John Sturges, pas celui avec Chris Pratt, même si il est pas si mauvais que ça, mais bon, ils ont même pris la peine de remettre la musique culte de Bernstein, et cette musique, bon sang, une fois qu'elle est dans votre tête... Bref, j'en ai dis assez ?

Vous dîtes que pour promouvoir un album il faut des images qui bougent. Ca veut dire que selon vous la musique ne peut plus se séparer des clips et qu'ils occupent une place (trop) importante ?
Des images qui bougent oui. De partout. Je reconnais que moi même, je découvre souvent des artistes grâce à un clip. Je ne saurais dire si c'est un mal ou pas, je regarde Rilès (qui vient de Rouen aussi) il s'est très bien débrouillé dans ses premiers clips sans être financé par l'Arabie Saoudite. C'est rassurant dans le sens où le talent reste reconnu par la masse, et que des petits clips à l'Iphone, si ils sont ingénieux, marchent. Moi j'ai besoin de faire des gros clips avec de l'argent, parce que le talent... Bon.

Comment travaillerez-vous avec Xavier Cordonnier pour le clip de Bondo et comment se passent vos échanges ?
Je connais Xavier depuis le BTS audiovisuel de Rouen, excellente formation que je recommande du fond du coeur, ensemble nous avons travaillé sur tous mes projets. Clips, court-métrages, teasers. Il est le regard technique et artistique qui me guide depuis longtemps, il est celui qui n'hésitera jamais à me dire "C'est moche" quand c'est moche. N'étant pas technicien de l'image, je lui laisse les commandes quand à l'aspect visuel de mes films. Il ne me déçoit jamais quand il s'agit de transformer mes idées en réalités. Mais je ne travaillerais pas avec lui sur LE BONDO. Parce qu'il s'est cassé le bras.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
Faire un financement participatif me trottait dans la tête depuis un moment. J'imagine que je voulais simplement avancer rapidement avec ANDREI, ne pas attendre le soutien d'une production parfois lente et laborieuse. Comme je ne suis personne dans le monde de la musique pour l'instant, autant avancer seul pour l'instant. Pour ce qui est de vous convaincre à m'aider, c'est très simple, si vous avez lu jusqu'ici c'est que vous êtes un tant soit peu intéressé par ce qui est dit, faire un petit don c'est la continuité parfaite.

Vous pouvez soutenir les clips d'Andrei sur Ulule.

 

Le violon et la guitare ne sont pas vos instruments de prédilection, avez-vous réussi à en trouver un depuis vos débuts ?
Alors le violon je le laisse à mon père, violoniste. La guitare c'est une relation compliquée. J'ai appris sur internet, donc mon niveau s'améliore au fur et à mesure que je travaille mes chansons, mais je ne connais toujours aucuns des noms des accords que je fait. Un peu comme Phoebe dans Friends en fait.

Parlez nous du titre Ses yeux noirs et son clip...
 Il est important de rappeler que Ses Yeux Noirs n'est pas exactement une composition. En effet, c'est un thème tzigane très connu, notamment sa reprise par Django Reinhardt. Les paroles, elles sont les premières que j'ai jamais écrites pour une chanson. Bien sûr, aujourd'hui avec le recul, je trouve cette chanson très brutale, enragée, et moins précise que mes nouveaux textes. Mais je pense que l'idée y est. Dans cette musique on entend le violon de mon père, Marius, la basse de mon frère, Mathieu, et les percussions de mon autre frère, Dan. Le tout arrangé par Mathieu Barbier, implacable ingénieur son. Pour ce qui est du clip, nous avons tourné dans un bassin rempli d'eau froide construit par nos soins avec des cagettes de bois. Pour le reste, il s'agissait de faire un clip le plus onirique possible sachant que le texte, lui, est sans détour.

Il parait que vous avez recruté plusieurs membres de votre famille autour de votre musique : Mathieu, Dan, Marius... Comment se passent vos échanges et n'est-ce pas trop prise de tête ?
Si. C'est un vrai calvaire.

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement et en quoi sont-ils importants pour vous ?
Je me décarcasse pour trouver des concerts. Ce qui reste compliqué avec ANDREI, c'est que je suis artiste solo en réalité. Et en fonction des chansons, je réunis des musiciens différents. Ce qui rend la forme de mes concerts très incertaine. Mais l'année dernière j'avais mis en scène une pièce-concert, avec un partenaire de jeu Alain Voisin, et c'était un vrai plaisir de faire ce format. Raconter une histoire de voyage dans le temps en chantant, rien de mieux. Je suis en train d'écrire une autre pièce, j'espère qu'elle verra le jour bientôt.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Rien de spécial, hormis qu'on a pas encore atteint 3000€ et qu'il nous reste très peu de temps. Je dis ça, je dis rien...

Merci à Thomas Andrei d'avoir répondu à notre interview !
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ANDREI - Ses Yeux Noirs

Musique interview

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