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Alice au Pays des Merveilles en Inde pour The Man who became a Rabbit

L’interprète de Monsters dévoile le vidéoclip de The Man who became a Rabbit, premier extrait de l’album The Freak Parade. Empreint de réalisme magique, le clip, librement d’Alice aux Pays des Merveilles a été tourné à Cochin, dans le sud de l’Inde.

The man who became a Rabbit

Romancier (Bâton de Réglisse, Gope, 2017) mais aussi musicien, Valérian MacRabbit défend depuis le début de l’année un premier album intitulé The Freak Parade, par le single The Man who became a Rabbit, décrit comme « une chanson qui, sous l’apparence d’un conte assez naïf, parle de ces personnes toujours occupées et pressées, de notre rapport déréglé au temps » lors d’une interview pour la radio Fr’ondes.

Le titre bénéficie à présent d’un vidéoclip surprenant (réalisé en collaboration avec Lalkrishnan) dans lequel MacRabbit, sous différents grimages, prend successivement l’apparence du Lapin Blanc, du Chapelier Fou et autres personnages d’Alice aux Pays des Merveilles afin de guider un petit garçon dans le labyrinthe des ruelles de Fort Kochi, dans le Sud de l’Inde. Ce jeu de piste coloré et empreint de fantastique intègre des arts traditionnels typiquement keralais, tels que le Kathakali pour la représentation du Chat du Cheshire.

The Freak Parade est un projet musical collaboratif qui explore la monstruosité sous toutes ses formes à travers des ambiances foraines, pop et fantasmagoriques. Le projet est écrit et composé par Valérian MacRabbit et les titres créés en collaboration avec sept musiciens indépendants, dont Kopney pour « The Man who became Rabbit ». Un album qui offre un univers musical riche et original, certains titres oniriques et aériens, d’autres plus denses et touffus, mais une séduisante impression d’harmonie se détache de l’ensemble » (MaMusique).

L’album présente la particularité d’être essentiellement diffusé de façon gratuite : 100 médiathèques sont partenaires du projet en France et en Inde et l’album est téléchargeable librement sur le site officiel du projet. Lancé parallèlement en Inde et France, l’album bénéficie actuellement d’une exposition interactive au centre culturel Saptaparni d’Hyderabad et sera notamment défendu sur scène le 19/01/2018 à la galerie Zunzun (Toulouse) ou encore le 17/03/2018 à la Baraka (Genève).

Interview de Valérian MacRabbit

Pouvez-vous nous présenter le titre The Man who became a Rabbit ? Comment l'avez-vous composé ?
The man who became a Rabbit a à la fois un côté pop-rock très 90's et ce côté forain que l'on retrouve dans l'ensemble de l'album. Le titre a été créé en collaboration avec Kopney, un musicien indépendant dont j'ai découvert le travail sur Soundcloud. La chanson est construite comme un conte, elle évoque ces gens toujours pressés, occupés, qui ont un rapport au temps déréglé. On peut bien entendu penser au Lapin Blanc de Lewis Carroll, toujours en retard et à sa fameuse montre qui apparaît dans le clip.

Comment s'est passé le tournage du clip ?
La pré-production et le tournage ont été une belle aventure, riche en surprises et en rencontres. J'ai contacté le réalisateur keralais Lalkrishnan après avoir découvert son vidéoclip Ente Kochi et étais ravi qu'il accepte de travailler avec moi. Nous avons tourné dans les ruelles de Fort Kochi et Mattancherry, dans le Sud de l'Inde. Tous les commerçants attendaient le tournage ; ils nous connaissaient car avec quelques amis indiens, nous avions pris l'habitude de jammer dans la rue.
  Le clip nous fait suivre l'itinéraire d'un petit garçon qui cherche à donner un sens à sa vie. Il va être guidé par une succession de personnages inspirés par Alice au Pays des Merveilles, que j'interprète sous différents maquillages. Pour jouer le Chat du Cheshire, j'ai dû apprendre le Kathakali, un art traditionnel entre la danse et le théâtre muet. Vous pouvez remarquer que les personnages font parfois des signes étranges caractéristiques de cet art : la signification est sous-titrée et correspond à des passages d'autres chansons de l'album.

Vous aviez fait un tour du monde il y a quelques mois. Comment s'est-il passé ? Quel a été le déclic pour faire ce tournage en Inde ?
J'ai voyagé dans une dizaine de pays pendant 7 mois et échangé avec les locaux par le biais de la musique, qu'il s'agisse de mes chansons ou de chansons traditionnelles de leur pays. L'Inde était la dernière étape et l'endroit idéal pour tourner le clip. L'industrie du cinéma est omniprésente à Cochin et la ville a un charme très particulier. Les Indiens ont une manière très dynamique de monter les séquences et sont vraiment bons pour tout ce qui touche à la colorisation.

Qu'est ce que ce voyage au tour du globe vous a apporté culturellement ?
Il y a eu deux phases : un premier moment de déconstruction des habitudes, d'immersion parfois violente au cours duquel j'ai eu besoin de tester mes limites, de me mettre à l'épreuve. Depuis que je suis reparti, en juillet 2017, je vis les choses avec plus de sérénité, j'essaie de m'imprégner des différentes cultures plus en profondeur, sans urgence. Je ne me lasse pas de découvrir la culture indienne, tellement lointaine de la nôtre. Particulièrement la musique carnatique et les arts religieux du Sud comme le Theyyam ou le Kathakali, avec leurs maquillages impressionnants.

Pourquoi vous être inspiré d'Alice au Pays des merveilles pour l'univers de ce clip ?
J'aimais l'idée d'intégrer ces personnages qui peuplent notre imaginaire commun dans le paysage très réaliste d'une ville indienne, de passer moi-même d'une identité à l'autre grâce au maquillage. Je m'inspire d'Alice pour créer ma propre fantasmagorie et de nouveaux personnages hybrides : le Kathakalikat, Daisy Burki, Uncle Narguilé et Mac Hatter sont des clins d'oeil déformés aux personnages de Lewis Carrol.

Dans votre album on avait évoqué l'univers des monstres, ici Alice au pays des merveilles : qu'est ce qui vous plait dans ces univers liés à l'enfance ?
J'aime quand la violence se mélange à la candeur. Mes titres sont souvent enjoués mais porteurs d'un sens plus sombre quand on s'intéresse aux paroles. Les contes pour enfants sont à cette image, des histoires violentes racontées avec beaucoup de naïveté. Pensez au cannibalisme dans Hansel et Gretel ou à Jack et le Haricot Magique. Les contes suscitent à la fois la terreur et la fascination. Et cela fait appel à toute une imagerie très inspirante.

Une anecdote sur The man who became a Rabbit ?
Nous n'avons pas pu tourner la dernière scène à cause d'une averse monstrueuse ! Il n'avait jamais plu à Cochin depuis que j'y étais et tout d'un coup, en l'espace de quelques secondes, c'était un véritable déluge. J'ai pris ça pour un signe et un beau point final à toute cette aventure. L'arrivée de la pluie est une grande fête en Inde : les enfants sortent dans les rues et dansent, c'est l'euphorie.

Parlez nous de l'exposition interactive qui se tient au centre culturel Saptaparni d’Hyderabad...
L'exposition The Freak Parade a été lancée le 11 janvier et a vocation à circuler en Inde. Elle présente l'artwork de l'album, du clip et des prestations live, notamment en ce qui concerne les costumes et le maquillage. Elle est aussi semi-virtuelle car chaque chanson de l'album est associée à un lien vidéo présentant une prestation captée dans un endroit du monde : les hauteurs du Chimborazo pour Battlefields ou un théâtre de marionnettes au Myanmar pour Stray with me entre autres. C'est vraiment un beau moyen de s'immerger dans l'univers de l'album. 

Des concerts ont également lieu, comment ressentez-vous la scène ?
J'y prends goût ! Je prends de plus en plus de plaisir à donner des concerts acoustiques, en toute intimité, en prenant le temps de raconter, d'échanger avec le public. The Freak Parade est un album très orchestré et les chansons prennent une tout autre dimension dans leur version dépouillée. 

Quels vont être vos projets à venir ?
Outre le lancement du clip et l'exposition, nous allons remonter sur scène en France. Les prochains concerts auront lieu le 19/01 à la galerie Zunzun (Toulouse), le 17/03 à El Baraka (Genève), 21/04 à la médiathèque de Béziers (34), le 5/05 au Château de La-Roche-sur-Foron (74). 

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
L'album est en téléchargement libre sur le site du projet. Egalement sur toutes les plateformes de streaming et, petite nouveauté, intégré au catalogue de 100 médiathèques françaises partenaires. On espère qu'il vous plaira !

Merci à Valérian MacRabbit de nous avoir présenté The Man who became a Rabbit en interview !
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Maxime Lopes sur Google+

Musique interview

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