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Alexis HK : le clip de Marianne

Alexis HK revient avec 12 titres qui ont trouvé leurs racines dans la solitude et l’isolement. Certains titres plus sombres, symptomatiques de l'époque, qui lui confèrent une élégance nouvelle, figurent dans ce disque et côtoient des titres lumineux portés par la formidable écriture d’Alexis. Découvrez le clip de Marianne extrait de l'album Comme un ours.

Après le triomphe de Georges & moi, Alexis HK s’est enfermé dans sa tanière pour composer son nouvel album qu’il a réalisé de A à Z. Le pays a changé depuis la sortie de son dernier disque. 2015 a laissé des marques. Si des loops lancinants ont remplacé les batteries, sa finesse d’écriture et son humour lui permettent d’aborder des thèmes plus sombres.... même si la lumière n’est jamais loin ! Avec Comme un ours, Alexis nous dévoile une nouvelle facette de son talent, toujours tout en élégance et en poésie.

Alexis HK est un poète funambule : en équilibre, il chante avec humour mais sans cynisme, avec tendresse mais sans fadeur. Une qualité salutaire au milieu de la grisaille.
Après le succès des Affranchis, couronné par un Olympia en 2010, et de son spectacle Georges & moi en 2015, Alexis a pourtant voulu rentrer dans son antre. De là est né Comme un ours, projet de solitude intentionnelle dans lequel le chanteur, d’habitude si friand de collaborations, tient les commandes de A à Z. Mais les événements de 2015 ont fait trembler la plus profonde des cavernes, et même isolé au milieu du vignoble nantais, l’ours volontaire s’est retrouvé plongé tête la première dans un monde qu’on ne peut plus tourner en dérision. Il écrit alors la noirceur, la violence, et la peur en empruntant aux styles musicaux émergents leurs rythmiques électrisées et électrisantes qui remplacent les traditionnelles batteries, leurs loops aux basses lancinantes, et les syllabes martelées comme des halètements qui s’abattent frénétiquement sur les consonnes les plus dures. Il ne fallait pas en rester là : Alexis sait qu’il faut toujours revenir à cet espoir inébranlable sans lequel créer ne sert à rien. Cet espoir-là, c’est dans la chanson qu’il le trouve depuis toujours, dans les fables simples des conteurs à la voix érodée, à la manière d’Arthur H, Thomas Fersen ou Bertrand Belin.
Car même s’il explore dans cet album de nouvelles esthétiques plus sombres, la chanson reste toujours pour lui un point d’amarrage. Fasciné par Georges Brassens et Renaud qui parviennent à captiver l’assemblée avec un texte, une guitare et quelques traits d’humour, déjà l’ado timide et déjà un peu ours nourrissait un rêve plutôt raisonnable : réussir à chanter une chanson devant un public. Les scènes ouvertes deviennent son terrain d’entraînement. Et le déclic se fait en 1997 : sur la scène du Théâtre Trévise, Alexis interprète pour la première fois C’que t’es belle. Le carton est immédiat, et le poète en herbe ressent l’exaltation que lui procure le fait de partager sa solitude avec la foule. Il enregistre un premier disque Belle ville, qui lui permet de signer avec EMI en 2002. Un deuxième album, L’homme du moment (2004) et plusieurs tournées s’en suivent.

L’éternel insatisfait qu’il est veut prendre le temps d’arpenter les routes pour continuer à chanter des choses qui ont du sens. En 2009, il sort Les Affranchis sur le label de La Familia. Pour le clip du titre éponyme, l’équipe parvient à réunir la crème de la chanson française : Charles Aznavour, Matthias Malzieu, Olivia Ruiz, Michel Fugain, Jeanne Cherhal, etc. Au sein de cette nouvelle famille, Alexis s’embarque pour de nouveaux projets à plusieurs : un livre-CD pour enfant (Ronchonchon et compagnie) avec Liz Cherhal, Loïc Lantoine, Juliette et Jehan, et la tournée Seuls à trois avec Renan Luce et Benoit Dorémus.

Alexis a passé un cap. Après un quatrième album, Le dernier présent, paru en 2012, à la suite duquel il effectuera une tournée de deux ans et demi, il est temps pour lui de passer à autre chose. Il se lance alors un défi de taille, celui d’affronter son plus grand maître, Georges Brassens. Avec Georges & moi, mis en scène par François Morel, il s’imagine chantant à Brassens quelques-unes de ses œuvres qu’il a peut-être oubliées, et ose même le périlleux exercice de saupoudrer ses propres références dans les paroles du maître. Le risque est de taille... mais le pari est remporté. Les Sétois les plus chauvins succombent à son humour, et Maxime Le Forestier loue cet hommage à leur idole commune.

Que restait-il à faire après avoir fait face au plus grand ? Pour y répondre, Alexis a écrit Comme un ours pour explorer « la nécessité de l’autre, l’insoutenable projet de la solitude absolue ». Cette fois, il veut créer seul, au point de se lever à 5h du matin pour s’acharner à apprendre la contrebasse qu’il compte bien jouer lui-même.

Seul Sébastien Collinet (Rover, Florent Marchet) interviendra comme coréalisateur pour lui apporter une contre-esthétique. Avec un verbe plus maîtrisé que jamais, Alexis cherche, encore et toujours, à parler à ce monde qui tremble en lui opposant coûte que coûte la tendresse forcenée de ceux qui savent que la beauté réside même au plus profond des ombres. Et pour le prouver, il a façonné cet album comme un exemple : partant des nuages les plus noirs de notre époque, du fascisme rampant et du racisme banalisé (Les pieds dans la boue, La chasse), l’ours-chanteur s’accroche à la chanson pour faire refleurir nos sourires en trouvant du réconfort auprès d’un chien (Je veux un chien), d’une femme (La fille à Pierrot) ou d’un enfant (Salut mon grand). Et comme ultime défi, Alexis réussit la prouesse de rassembler dans une même chanson l’horreur et la beauté, se souvenant que le soleil brillait le 13 novembre 2015, et que les bières rousses s’empilaient sur les tables des terrasses (Marianne). Enfin, en guise de pont final, Alexis s’envole le temps d’un dernier morceau (Un beau jour) qui rassemble tout ce qui fait la force de cet album : nous quittant sur une mélodie légère, il porte un dernier regard lucide et sensible sur cette vie au goût parfois amer qu’il aime pourtant de toutes ses forces.

Dates de tournée 2018/2019

08.11-LE HAILLANT (33) / 09.11-LE HAILLANT (33)
10.11-LE HAILLANT (33) / 16.11-CHAMBLY (60) / 20.11-INZINZAC (56) / 23.11-EAUBONNE (95)
04.12-HAGUENAU (67) / 06.12-ST GENIS POUILLY (01) / 06.12-MASSY (91) / 10.01-CEBAZAT (63)
11.01-MONTBRISON (42) / 25.01-ROSNY SOUS BOIS (93) / 26.01-FRESNES (94) / 01.02-DRADILLY (69)
09.03-BRESSUIRE (79) / 15.03-AURILLAC (15) / 16.03-MONTAUBAN (82) / 22.03-OBERHAUSBERGEN (67)
03.04-LE THOR (84) / 04.04-PORTES LES VALENCE (26) / 12.04-ORSAY (91) / 19.05-ISLE (87)

Musique

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