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4DB : l'album Animal

Le nouvel album de 4DB s’est construit avec une volonté tangible de créer un album concept. La personnalité du groupe s’y dégage ainsi de façon évidente, avec une production artistique soignée – mais toujours aussi créative. Animal propose une constellation de paysages sonores sculptées dans le granit.

4DB - Animal

Animal, le nouvel album du 4dB, propose 11 compositions où chaque instant est un appel à la liberté créative et l’antiformatage. Après Rokh, c’est une nouvelle occasion de découvrir le jazz progressif du 4dB.

Interview avec 4DB

Pouvez-vous nous présenter votre album Animal ?
On a voulu faire un album qui partait des bases que l'on avait posé sur le 1er Rokh mais en mettant tous les curseurs plus loin : plus d'écriture, plus de travail sur la prod et le son, des improvisations plus construites... On a aussi voulu explorer notre côté animal. On a vraiment eu envie de faire un album qui nous ressemble, construit, libre et riche d'influences.

Il s'agit d'un album concept où vous avez pu expérimenter certaines choses, peut-on en savoir plus à ce sujet ?
On est tous les 4 des mélomanes et on a rêvé plus d'une fois sur les délires de studio de certains groupes de pop ou de prog. On a voulu faire la même chose avec notre musique.
On a voulu se faire plaisir à la fois au niveau de la matière musicale et des sons.
Au niveau musical, de mélanger les formes, les couleurs et les références.
Au niveau des sons, c'est un peu la même chose, on a voulu explorer de nouveaux sons sur notre musique avec le B2, avec le moog, un piano préparé, les effets et un gros travail de spatialisation.
L'album est effectivement un album concept, comme le 1er, il est construit comme une succession de 11 tableaux. Ici, l'idée était de partir d'une inspiration autour du thème de l'homme et de son animalité.

D'où vient l'idée du nom Animal ?
C'est un titre qui est venu assez naturellement, après Rokh (l'oiseau de feu légendaire, un petit clin d'œil à Bird of fire du Maavishnu), Animal faisait référence entre autres à Animals des Pink Floyd. Lorsqu'on joue cette musique et de la musique en général on se retrouve dans une espèce de trans qui nous rapproche de notre côté primitif bien qu'on utilise des outils technologiques pour la faire.

Pourquoi avoir découpé le titre Fleur de singe en deux parties, l'une très courte et l'autre beaucoup plus longue ?
C'est un morceau qui a été composé en un seul bloc mais qui est pensé comme 2 chapitres. La 1ère partie sert aussi d'introduction à l'album, il pose une atmosphère orchestrale. C'est sans doute le morceau le plus écrit de l'album, on aurait aimé un orchestre symphonique mais on en avait pas les moyens... On voulait juste une introduction courte et percutante, on a beaucoup écouté l'ouverture de Tron Legacy des Daft Punk ou les Planètes de Holst.
La 2ème partie est une variation assez libre plus rock, world et jazz de cette première partie. Posant un peu les bases de l'album.
Mais, les 2 parties sont indissociables l'une de l'autre, d'ailleurs, on les joue toujours à la suite en concert.

Sur le précédent album, il y avait comme une histoire (un fil conducteur), est ce qu'il y a une approche similaire entre les titres d'Animal ?
Comme on l'a déjà évoqué, oui, il y a bien un fil conducteur, les 11 titres, les tableaux, la thématique est cette fois ci plus lié à un voyage intérieur mais, on se laisse la liberté d'en sortir aussi, Ricordati en est un exemple, c'est un morceau qui nous a emmené ailleurs, on avait pas envie que le concept soit trop enfermant.

Parlez nous de l'enregistrement de l'album en studio...
On a passé 4 jours en studio sur Troyes, pendant l'été 2017. On était enfermé dans une cave, on s'est tenu chaud. On a testé beaucoup de choses, notamment avec l'enregistrement de claviers et guitares additionnels. Ensuite, on a passé le même temps sur le mix pour travailler les effets, on a laissé les improvisations assez brut mais on s'est fait plaisir sur la production, les effets et les spatialisations.

Animal a été réalisé avec le soutien des internautes. Quelle importance accordez-vous au fait de faire financer ainsi votre album ?
C'est une manière de partager autrement notre projet. Mais, sincèrement, aujourd'hui, la musique instrumentale de création a du mal à trouver des financements et, on aimerait que le financement participatif ne soit pas le palliatif à la frilosité financière de l'industrie musicale... Mais heureusement que ces communautés et moyens de financement sont possibles, sans eux, notre album ne serait pas sortie. On les remercie tous de leur soutien.

Pourquoi cette forme si particulière sur l'artwork du disque ?
On voulait un monolithe qui soit une ambiguïté entre l'animal, l'humain et le robot. Une espèce de vaisseau entre l'archaïsme et le futurisme.
On aimait le travail de Julien Robert, il aimait notre musique, on a donc travaillé ensemble sur cette thématique.

Une anecdote à nous raconter ?
Pendant l'enregistrement de notre album, il y avait le tour de France qui passait à Troyes.
Quand on enregistre, on est un peu coupé du monde, on se couche tard... Un matin, un peu trop tôt, en partant en voiture pour aller au studio, on arrive à un carrefour et, les cerveaux embrouillés, on s'est retrouvé bloqué pendant 20 min à voir passer des voitures en forme de poule et autres animaux. On a mis 5 min à réaliser que c'était la caravane qui rejoignait le départ. Mais, franchement, pendant ces 5 min, on a vraiment eu le sentiment de vivre une hallucination collective assez étrange...

Il y a eu une captation du concert au Cirque Électrique. C'est important de garder un souvenir de ces moments de scène et aurez-vous l'occasion de faire découvrir une partie du film au public ?
Oui, on va diffuser 6 vidéos live les unes après les autres sur YouTube à partir de janvier.
On a vu les images, on voulait un rendu très immersif et le résultat est très sympa.
On est des improvisateurs et avant tout un groupe de live, quand on est sur scène on y va en donnant un coup de pied dans la porte et on se lance sans regarder en arrière. On a choisi de faire un album produit et de profiter du studio pour faire une travail de production mais on veut rester très brut et direct sur scène. C'est pour ça que c'était très important de produire de belles vidéos qui retranscrivent cette facette du groupe.

Aurez-vous l'occasion de retourner prochainement sur scène et que vous procure le public lors des représentations ?
Oui, on a des dates prévues jusqu'en juillet prochain pour l'instant. Les prochaines dates sont le 22 décembre à l'Alter-Café à Nantes, le 11 janvier à la Dame de Canton à Paris, le 2 février à la Chouée à Metz et le 19 février aux Disquaires à Paris.
On est un groupe de live parceque l'improvisation est un éphémère et que le public, le lieu font partie intégrantes de la tournure que vont prendre les choses. Et puis, on aime aller chercher le public là où on ne nous attend pas, parce qu'on trouve dommage d'enfermer les groupes dans des cases avant même qu'il ai eu la chance de convaincre un public. Nos meilleurs concerts ont souvent été sur des scènes où les gens ne savaient pas ce qu'il allait écouter.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On est convaincu que la sincérité et la libertés sont des valeurs artistiques qu'il faut défendre et que le public sait le reconnaître. On donc va continuer à explorer notre univers musical et le partager le plus souvent possible avec un public le plus large possible.

Merci au 4DB d'avoir répondu à nos questions !
Retrouvez le groupe sur Facebook.

4dB - Animal - Teaser du nouvel album Jazz Rock Progressif

4dB - Animal - Teaser du nouvel album Jazz Rock Progressif

Musique interview

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