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Robin McKelle - concert New Morning

ROBIN McKELLE présente Melodic Canvas, son nouvel album Sortie le 20 Avril 2018.
Le 23 mai 2018 en concert au New Morning (Paris)

« Le titre [Do you believe, ndlr] représente l’idée conductrice de ce projet, comme une peinture où l’on utilise plusieurs teintes et trames. Et où, en tant que chanteuse, comme je le fais en live, je peux jouer sur différentes textures. » La référence à la scène n’est pas fortuite, le projet Melodic Canvas est né peu de temps après une tournée de Robin McKelle en Europe dans un contexte jazz. « J’ai été sollicité par le pianiste Danilo Perez (membre du Wayne Shorter Quartet depuis plusieurs années) pour être la voix d’un groupe où figuraient aussi Ben Street (basse), Avishai Cohen (trompette) et Chris Potter (sax) C’était inattendu, je n’avais plus chanté dans cet environnement depuis longtemps. J’ai retrouvé le plaisir du risque, de l’improvisation. Ces musiciens vous poussent à repousser vos limites. » Un tournant dans le parcours de la chanteuse : « Je suis sortie de cette expérience avec plein d’idées, l’impression de ne pas avoir exploité tout mon potentiel. »

Billetterie

Concert

New Morning 7-9 Rue des Petites Écuries, 75010 Paris France

A propos du concert

Robin McKelle
Nouvel album : Melodic Canvas

Robin McKelle dispose d'une voix qui lui permet d'évoluer dans beaucoup de registres musicaux, puisant ses influences autant du côté des grandes figures masculines de la soul et du jazz, que chez les divas des sixties.

« Un 8ème album, somptueux. Accompagnée de musiciens hors pair, Robin McKelle s 'attache ici à parfaire tous ses talents : production, arrangements, chant, compositions... »

« Le titre représente l'idée conductrice de ce projet, comme une peinture où l'on utilise plusieurs teintes et trames. Et où, en tant que chanteuse, comme je le fais en live, je peux jouer sur différentes textures. »

La référence à la scène n'est pas fortuite, le projet Melodic Canvas est né peu de temps après une tournée de Robin McKelle en Europe dans un contexte jazz.

Après plusieurs albums teintés de soul et de blues, Robin McKelle a donc choisi de revenir à une esthétique acoustique, plutôt minimaliste, avec le plus souvent pour accompagnement un piano, une guitare, des percussions, et pas de batterie. Un contexte inhabituel, où l'artiste s'est délibérément retrouvée « sans filet ». Saluée pour ses qualités de performer, notamment dans le rhythm'n'blues, de par ses influences - Nina Simone, Gladys Knight, Aretha Franklin...-, et sa voix de contralto puissante et expressive, on la (re) découvre ici dans une session plus personnelle, sensible et nuancée, mais toujours soulful.

Il y aura un avant et un après Melodic Canvas dans la carrière de la chanteuse qui s'y dévoile plus qu'elle ne l'a jamais fait.
Les mélodies sont primordiales, mais les arrangements me laissent une grande liberté. C’est ce que je souhaitais. » Pour cette « mise à nu artistique », Robin McKelle n’a rien laissé au hasard. Si cet enregistrement s’annonçait à ce point personnel, qui mieux qu’elle pourrait en assumer la direction ? « Quand on s’en remet à un producteur, on accepte – même si on les discute - ses points de vue. Là, je sentais qu’il fallait que tout soit réuni. J’ai donc décidé de produire Melodic Canvas pour aboutir ces idées qui étaient en moi depuis des mois. » Robin McKelle a tout pris à son compte, de l’écriture de la plupart des chansons, jusqu’à la couverture de l’album.

Son retour au jazz s’opère sans délaisser ce groove qui la caractérise : les thèmes choisis ou écris de sa main, mettent en valeur la chanteuse dont on découvre de nouvelles facettes, une sensibilité au service de la mélodie et une musicalité qui lui permet d’interagir avec ses partenaires, comme une instrumentiste. Autour d’elle, un groupe de premier plan : Shedrick Mitchell (piano, fender rhodes et orgue),), Vicente Archer (basse), Daniel Sadownick (percussions), Marvin Sewell et Al Street (guitares) et Chris Potter (saxophones) en Special Guest. « Avec eux, et sans batteur, j’ai l’impression d’avoir franchi un pas vers une plus grande confiance et une plus grande liberté. Souvent, je me suis dit : « C’est assez, tu n’as pas à en faire plus ». » Une sobriété dans le chant, qui va de pair avec un travail sur les détails, et une forme de lâcher-prise. « Quelque part, c’est un album où je ne cherche plus à prouver aux autres ce dont je suis capable, ou ce que je suis. Cette session est authentique, dépouillée. Comme si j’avais passé un cap, celui de l’acceptation de soi. Et je le dois beaucoup à la cohabitation avec ces grands musiciens. » Sur deux titres, les covers du traditionnel Swing Low et du Yes We Can Can d’Allen Toussaint, la chanteuse est rejointe par un ensemble gospel de cinq voix, The Piano Man's Choir.
Pour la première fois, elle s’essaye aussi au Français sur le Il est mort le soleil d’Hubert Giraud et Pierre Delanoé, en version anglaise (« The Sun Died ») et en V.F., après Nicoletta et Ray Charles : « Je me devais de chanter en français. Ce pays m’a tellement donnée depuis dix ans… Même si la langue est difficile à maitriser musicalement. »

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