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Monstres, sorcières & magiciens

L’univers de l’opéra baroque est peuplé de monstres, de magiciens et de sorcières déployant leurs charmes séducteurs ou infernaux. Issus de la mythologie, du roman de chevalerie ou de la poésie épique italienne — l’Arioste et le Tasse en particulier —, ils sont sur les scènes de l’époque autant d’occasions de déployer les plus spectaculaires effets de théâtre. Et pour les compositeurs, bien sur, autant d’occasions de rivaliser, par la magie des sons et leur pouvoir évocateur sans pareil, avec les fastes qui charment les yeux.

Pour cette première excursion dans le merveilleux et le terrible, Emmanuelle Haïm et le Concert d’Astrée partent à la recherche des monstres nés sur le sol anglais, de Purcell à Haendel. C’est avec les lamentations de Didon, avec le génie du Froid qui règne sur les contrées glacées du King Arthur, avec les sortilèges de l’île mystérieuse sur laquelle vous aura laissés La Tempête, avec les enchantements des fées qui protègent le sommeil de leur Fairy Queen, que vous avez rendez-vous ce soir, si du moins Circée ne vous a pas transformés en pourceaux ! Et si vous en réchappez, ce sera pour vous enfoncer dans la forêt ou vous attendent, preux chevaliers et nouveau Rinaldo, Armida en son char tiré par quatre dragons, les maléfices d’Alcina qui réveille les puissances infernales, ou encore le cyclope Polyphème qui en aura fini avec Acis et Galatée. La protection du puissant mage Zoroastre sera-t-elle suffisante ? Celle de Patricia Petibon et Nahuel di Pierro devrait en tout état de cause vous permettre de côtoyer sans crainte ces perfides enchanteurs.

Auditorium Dijon

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