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Les Conjoints - Théâtre La Valette

Les conjoints
de Éric Assous


Avec Catherine Conet, Laura Fautré, Marc De Roy et Michel Wright
Mise en scène : Fabrice Gardin

Les conjoints - E. Assous

Avec Les Conjoints, Éric Assous propose une très belle comédie sur son thème favori, la fragilité du couple. Cette nouvelle variation sur le mensonge n'épargne aucun des quatre personnages en jeu, subtilement dessinés par l'auteur, qui porte sur l'amour un regard d'une lucidité désespérée. La vivacité de l'écriture et le talent d’Assous à inventer des situations et des rebondissements ingénieux donnent à cette pièce une véritable séduction comique.

Le pitch ? L’ambiance est tendue entre Xavier et Delphine. La pomme de discorde est l’invitation à dîner faite par Xavier, sans consulter son épouse, à Bob leur ami de toujours. Enfin pour Xavier, car depuis que Bob en en instance de divorce, Delphine a pris le parti de la femme de Bob qu’elle décrit comme abandonnée et trahie. Mais le pire, l’inconcevable, est qu’il vienne avec sa nouvelle compagne, la jeune et séduisante Garance. Il y a de l’orage dans l’air ! Devant l’hostilité guerrière de Delphine, la gêne un peu lâche de Xavier, Bob tel un grand méchant loup, décide de mettre de l’huile sur le feu en utilisant le nerf de la guerre psychologique. Qui sera mangé ? Qui dit la vérité ? Les sentiments sont comme des gants que l’on retourne comme semble le croire Bob le cynique. Le cœur et la raison peuvent-ils faire bon ménage comme aimerait le croire Xavier. Peut-on devenir un parangon de vertu et du couple comme Delphine.

Du 28 novembre au 31 décembre - du jeudi au samedi à 20h30,
les dimanches à 18h (sauf le 29/12 à 16h), le 31/12 à 19h

Théâtre

Théâtre La Valette 11 Rue Basse, 1460 Ittre Belgique

Prochaines dates

Éric Assous, l'auteur

Né en 1956 à Tunis, après une scolarité (laborieuse selon lui, déplorable selon ses parents), il monte à Paris en 1974 pour suivre officiellement des cours aux Beaux-Arts. En réalité, il passe le plus clair de son temps au cinéma et écrit des nouvelles policières qui paraîtront dans des publications confidentielles. À partir de 1983, il devient auteur de pièces radiophoniques pour France Inter. Il signe plus de 80 textes de 25 minutes en quatre ans et recevra le prix du Meilleur Talent Radio SACD en 1987. Frustré de n'écrire que pour des voix sans visage, il passe au petit écran. Il poursuit sur grand écran un besoin qu'il dit 'vital' ('La Femme défendue', 'Les Randonneurs',...). Son écriture réaliste et souvent cathartique lui vaut bien des succès. Il traite avec brio des relations hommes-femmes.

Au théâtre, il signe entre autres ‘Le portefeuille’, ‘Les acteurs sont fatigués’, ‘Les Montagnes russes’ jouée par Alain Delon et Astrid Veillon ou encore ‘Les Belles-sœurs’ qui a tenu l'affiche plus de 400 soirs au Théâtre Saint-Georges. En 2008, au Théâtre des Variétés, il est l'auteur de ‘Secret de famille’ pour Michel Sardou et son fils Davy Sardou. En 2009/2010, suivent  ‘L’Illusion conjugale’ au Théâtre de l’Œuvre, ‘Une journée ordinaire’, ‘Nos femmes’ ou encore ‘Représailles’.

Une galerie d'anti-héros

Éric Assous n’est jamais tout-à-fait l’auteur qu’on croit. Car ses pièces sont toujours plus complexes, inattendues, souterraines qu’on ne le pense. Les gaîetés et les coups de théâtre de l’adultère, qui sont le fonds de commerce d’un certain répertoire bourgeois, ne sont pas son domaine. Ses personnages ne passent pas leur temps à se tromper. Ils le passent à essayer d’y voir clair. Ils jouent avec la vie, la vie joue avec eux. Il y a des incidents, des malentendus, des quiproquos. Mais ce sont des jeux de vérité.

Une modernité où tout n’est pas exprimé, où le suggéré a sa part, un sens du dialogue où les mots provoquent une fête. D’où des pièces qui ne sont jamais lisses ni moralement correctes. Quelque chose vient toujours froisser ce qui aurait pu être net, conforme à une image classique et idéale.

" Chaque personnage à sa personnalité, son moteur, son énergie,
son caractère, sa place sociale...
Ils sont intelligents, cultivés, et, surtout, démontrent un cynisme
à toute épreuve. Et c’est ça qui fait le sel de la pièce.
On s’attache, petit à petit, à des personnages
qui sont d’un niveau de noirceur très élevé.
Qu’y-a-t-il de plus intéressant que de faire rire
avec la part sombre de l’homme… "
Fabrice Gardin, le metteur en scène

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