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La Mer

La Cinquième Symphonie de Beethoven, en 2010, fut un moment marquant de l’intégrale des Dissonances, et un succès populaire à Dijon comme ailleurs en France. Pour fêter cette saison leur dixième anniversaire, David Grimal et ses amis musiciens ont choisi de remettre l’ouvrage sur le métier. Déjà impressionnants a l’époque, la maîtrise, le naturel, l’enthousiasme et la palette expressive inouïe de l’ensemble n’ont fait que croître ces cinq dernières années. Bien plus qu’une réjouissante reprise, cette Cinquième sera sans doute un nouveau et plus étourdissant sommet. Mais Les Dissonances ont choisi une nouvelle fois d’aller plus loin encore, en s’attaquant à une des partitions les plus complexes du répertoire. Avec ses chatoiements de timbres irisés, ses rythmes superposés et ses gradations infinitésimales de couleurs et d’intensités, aborder La Mer de Debussy sans chef est un défi exceptionnel. Tenter la traversée de ce mouvement incessant aux innombrables flux et reflux sans l’aide d’un capitaine, voila qui de mémoire de marin ne s’est jamais vu ! Dans une interprétation qui devrait faire date, La Mer viendra donc à nouveau baigner les coteaux bourguignons qui l’ont vu naître en 1903. Enfin, Les Dissonances nous font faire notre première escale le long du trajet vers Istanbul avec Georges Enesco, compositeur roumain et francophile, qui signe avec son Caprice Roumain une partition qui fait la part belle a l’inspiration populaire des folklores de son pays, et à son instrument de prédilection : le violon.

Dijon Auditorium

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