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Cyrano de Bergerac - Abbaye Villers

Cyrano de Bergerac & Bernard Yerlès
dans l'Abbaye de Villers

C'est la seconde fois que les ruines de Villers accueillent ce chef d'oeuvre écrit par Edmond de Rostand... Cet été, c'est Bernard Yerlès qui se glisse dans la peau de Cyrano dans une mise en scène de Thierry Debroux.
Du 16 juillet au 10 août 2019.

Cyrano Bernard Yerles

"Cet été, je vais vivre deux rêves. Le premier est de monter le chef-d’œuvre d’Edmond Rostand et le deuxième de mettre en scène ce spectacle dans le cadre magnifique de l’abbaye de Villers-la-Ville. Voici plusieurs années maintenant que je prends énormément de plaisir à monter des textes qui s’adressent à un large public. Voir trois générations s’installer dans une salle pour écouter et regar- der la même histoire donne beaucoup de sens à mon métier. On ne monte pas cette pièce avant d’avoir trouvé son Cyrano. Je connais Bernard Yerlès depuis au moins 30 ans, j’ai eu la chance de le mettre en scène dans le rôle de Dom Juan au Théâtre Royal du Parc ... C’est tout naturellement que j’ai pensé à lui pour qu’il prête sa chair, sa voix et son... nez au personnage mythique de Rostand. Voici plusieurs années maintenant qu’on revoit Bernard sur nos scènes et c’est tant mieux. C’est un acteur puissant, généreux. A la première lecture, je sentais déjà poindre l’émotion, l’humour et le panache !", Thierry Debroux.

Théâtre

Abbaye de Villers 55 Rue de l'Abbaye, 1495 Villers-la-Ville Belgique

Prochaines dates

Pitch

Cyrano est un mousquetaire gascon intrépide, appartenant à la compagnie des Cadets de Gascogne. Bouillonnant et inspiré, noble de cœur et courageux, la main sur l’épée et la parole insolente, Cyrano de Bergerac se reconnaît à son nez, sa cape et son chapeau. Il est amoureux de sa cousine Roxane mais n’ose pas se déclarer car Roxane est belle et il est laid, affligé d’un énorme nez. Par amour pour elle, désespéré, il accepte de protéger son rival Christian et va même jusqu’à l’aider à séduire Roxane en lui prêtant ses mots.  
« C’est un roc ! C’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule ! »   Qui ne connaît ces mots tirés de la célèbre tirade des nez de Cyrano de Bergerac ? La pièce d’Edmond Rostand est sans nul doute l’une des plus célèbres du répertoire français.
Hymne au théâtre, à l’humanisme militant et au beau parler, Cyrano de Bergerac est une pièce pleine d’humour, de tendresse, d’émotion et de poésie. L'esprit et le courage, à défaut d'un physique avantageux, c'est ce que possède en abondance Cyrano de Bergerac. C'est aussi ce qui manque au baron Christian de Neuvillette, avec qui la nature s'est montrée plutôt généreuse pour conquérir la belle Roxane dont il est amoureux. Cyrano aussi aime la belle précieuse, mais quand il apprend que Roxane a succombé au charme de Christian, et que les deux amoureux ont besoin de son aide pour être heureux, il se résout à mettre son don pour les mots au service de cet amour.

Mise en scène de Thierry Debroux - Chorégraphie de combat : Jacques Cappelle
avec
Bernard Yerlès - Cyrano de Bergerac
Anouchka Vingtier - Roxane 
Eric De Staercke - Comte de Guiche 
Michel Poncelet - Ragueneau 
Jean-Philippe Altenloh - Le Bret 
Damien De Dobbeleer - Christian 
Julien Bésure - Valvert 

Rendez-vous cet été dans la grande nef de l'église abbatiale de Villers-la-Ville !

Les producteurs

Chaque été, nous proposons de grandes œuvres théâtrales mises en scène de manière ample et spectaculaire dans les ruines de l’Abbaye de Villers. Et l’été 2019 ne dérogera pas à cette règle !
Avec Cyrano de Bergerac, nous avons choisi de porter à l’affiche une œuvre prestigieuse qui représente l’archétype de la grosse production au théâtre en ce sens qu’elle nécessite une distribution importante évoluant dans des univers variés composés de plusieurs décors, une multitude de costumes, des combats et ... du rêve, de la poésie et du panache !
Il n’y a pas plus attachant que le personnage de Cyrano : c’est avant tout un révolté contre la stupidité, la banalité, contre les comportements obligés, dictés par la société, contre l’utilisation que les gens en place font de leur pouvoir. Il est prompt à la guerre mais son cœur est taillé dans la tendresse et ses aptitudes langagières sont plus que brillantes. Les tirades de Cyrano nous touchent encore et toujours grâce à leur universalité.
Pour porter ce rôle hors normes, il fallait un comédien chevronné et passionné, capable de se mobiliser pour s’investir à fond dans ce nouveau défi et nous l’avons trouvé en la personne de Bernard Yerlès dont nous connaissions l’envie profonde de se mesurer au rôle! L’enjeu est tel à ses yeux qu’il a libéré une longue période dans son agenda entre plusieurs projets de films.

Et à la mise en scène, cela faisait quelques années que Thierry Debroux avait manifesté son envie de réaliser un spectacle à Villers, et lorsque nous avons entrepris nos discussions, nous avons rapidement déterminé que nous voulions puiser dans le répertoire français ; alors tant qu’à faire, autant se mesurer à l’une des pièces les plus populaires réussissant la synthèse habile et cohérente du théâtre dans le théâtre, du romantisme exacerbé, de la comédie héroïque et du drame classique !
Tous les ingrédients du spectacle populaire sont réunis : des personnages attachants, une intrigue captivante, des émotions intenses, un étourdissement verbal, de l’action, des rebondissements, de l’humour, des moments héroïques, des sentiments exacerbés et, par-dessus tout, la verve et la répartie des personnages, créant un véritable festival de mots et rendant le récit inoubliable par sa beauté.
Bref, nous préparons pour l’été 2019 un spectacle haut en couleurs dans la grande tradition des productions qui ont fait le renom des spectacles théâtraux d’été à Villers-la-Ville.

Patrick de Longrée & Rinus Vanelslander  Producteurs

A propos du comédien Bernard Yerlès

Comédien formé à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle), où il a été ensuite professeur pendant un temps, Bernard Yerlès a d’abord travaillé une dizaine d’années en Belgique, principalement au théâtre, avant de se faire connaître en France, où il obtient de nombreux rôles au cinéma et surtout dans des téléfilms et séries télévisées qui font de lui un des acteurs les plus populaires de sa génération. Depuis vingt ans, il partage sa vie professionnelle entre la France et la Belgique, où il continue de varier les rôles et les casquettes (il met en scène et réalise) entre tournages et créations théâtrales.
Récemment au théâtre en Belgique, on a pu l’applaudir dans : Nos Femmes d’Éric Assous (mise en scène d’Alain Leempoel au Théâtre Royal des Galeries) et dans Dom Juan de Molière (mise en scène de Thierry Debroux au Théâtre Royal du Parc).
À Paris, il a joué entre autres, dans Le Père de Florian Zeller (mise en scène de Ladislas Chollat au Théâtre Hébertot) ; Adultères de Woody Allen (mise en scène de Benoît Lavigne au Théâtre de l’Atelier) ; Trahisons d’Harold Pinter (mise en scène de David Levaux au Théâtre de l’Atelier) ; Marie Tudor de Victor Hugo (mise en scène de Daniel Mesguich au Théâtre National de Lille).
Au cinéma, il a tourné dans des films de André Delvaux, Chantal Akerman, Jaco Van Dormael, Marie Mandy, Charlotte Dubreuil, Pierre Salvadori, Philippe Muyl, Christophe Fraipont, Chantal Lauby, MarieAnne Chazel, Cécile Tellerman, Thomas Gilou, Philippe Lellouche, Florian Hessique.
Pour la télévison, il a tourné dans de nombreux téléfilms ou séries télévisées dont La Femme dangereuse de Gilles Béhat, Le Secret d’Iris d’Elisabeth Rappeneau, Malevil de Denis Malleval, Mes Deux Amours de Régis Musset, Meurtres à l’Île d’Yeu de François Guérin, Les Liens du Cœur de Régis Musset, Mongeville de Bruno Garcia, Le Secret de l’Abbaye d’Alfred Lot, À Tort ou à Raison (série créée par Marc Uytendaele), Mes Amis, mes Amours, mes Emmerdes (série créée par Jean-Marc Auclair, Marie-Luce David et Thierry Lassalle), Affaires étrangères (série créée par Sergio Gobbi et Marc Quentin), La Vengeance aux Yeux clairs (série créée par Franck Ollivier), Alexandra Ehle (série créée par Elsa Marpeau).
 

Thierry Debroux : le metteur en scène

Comédien formé à l’INSAS (Institut National Supérieur des Arts du Spectacle), Thierry Debroux est comédien, auteur et metteur en scène. Depuis 2011, il dirige le Théâtre Royal du Parc à Bruxelles.
Il est l’auteur de Crooner, Termini Roma (prix de la COCOF pour le meilleur spectacle 1992), Moscou Nuit blanche, La Poupée Titanic (prix de l’Union des Artistes, prix de la SACD-Lansman, prix de l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, prix du meilleur auteur au Prix du Théâtre 2000), Sand la scandaleuse, Le Roi Lune, Cinecittà, Eros Médina, Le Chevalier d’Éon, Le Jour de la Colère, Darwin, Robespierre, Made in China, Les Cabots magnifiques, Le Maître des Illusions, Kennedy.
Il a signé de nombreuses adaptations dont Le Maître et Marguerite de Boulgakov, Le Capitaine Fracasse de Théophile Gautier, Biedermann et les Incendiaires de Max Frisch, L’Odyssée d’après Homère, Le Noël de M. Scrooge d’après Dickens, Méphisto d’après Gœthe, 1984 d’après George Orwel.
Il a mis en scène, entre autres : Le Tour du Monde en 80 jours d’après Jules Verne, Le Livre de la Jungle d’après Kipling, Scapin 68 de Molière, Hamlet de Shakespeare, L’Île au Trésor d’après Stevenson, Les Trois Mousquetaires de Dumas, Dom Juan de Molière, Jascha de Yasmina Reza, La Chambre bleue de David Hare, L’Atelier de JeanClaude Grumberg.

Note du metteur en scène

Cet été, je vais vivre deux rêves. Le premier est de monter le chefd’œuvre d’Edmond Rostand et le deuxième de mettre en scène ce spectacle dans le cadre magnifique de l’abbaye de Villers-la-Ville. Voici plusieurs années maintenant que je prends énormément de plaisir à monter des textes qui s’adressent à un large public. Voir trois générations s’installer dans une salle pour écouter et regarder la même histoire donne beaucoup de sens à mon métier.

On ne monte pas cette pièce avant d’avoir trouvé son Cyrano. Je connais Bernard Yerlès depuis au moins 30 ans, j’ai eu la chance de le mettre en scène dans le rôle de Dom Juan au Théâtre Royal du Parc … C’est tout naturellement que j’ai pensé à lui pour qu’il prête sa chair, sa voix et son… nez au personnage mythique de Rostand. Voici plusieurs années maintenant qu’on revoit Bernard sur nos scènes et c’est tant mieux. C’est un acteur puissant, généreux. A la première lecture, je sentais déjà poindre l’émotion, l’humour et le panache !

Constant Coquelin a 56 ans quand il crée le rôle au Théâtre de la Porte Saint-Martin en 1897. Le vrai Cyrano et la vraie Roxane dont s’est inspiré l’auteur avaient respectivement 25 et 29 ans lors du siège d’Arras dont il est question au quatrième acte. A l’acte suivant, qui se passe au couvent, quinze années sont passées. Ils ont 40 et 44 ans. C’est donc une pièce qui se déroule sur deux époques. Il y a le temps de la jeunesse et celui du souvenir.
Cyrano mourant, visite une Roxane qui s’est éloignée de la vie. Cyrano meurt en 1655 er Madeleine Robineau, dite Roxane, le suivra cinq années plus tard.

L’abbaye de Villers-la-Ville est un décor en soi qu’aucune scénographie ne pourrait effacer. Cela tombe bien avec une pièce comme Cyrano puisque la fin de l’histoire se déroule justement dans un couvent.  J’ai donc imaginé que tout le récit se passe dans le souvenir de nos deux héros. Nous commençons par quelques répliques du cinquième acte pour basculer dans le passé, quinze ans plus tôt. Et nous revenons bien entendu au cinquième acte, tel qu’il a été prévu par l’auteur. Cela permet de justifier la présence très forte et symbolique des ruines de l’abbaye.
Pour Roxane, j’ai choisi l’actrice qui incarnait Elvire aux côtés de Bernard Yerlès dans le Dom Juan. Anouchka Vingtier vient de jouer en quelques mois d’intervalle, Ophélie et Lady Macbeth, deux personnages de Shakespeare à l’opposé l’un de l’autre. Dans son parcours d’actrice, elle est donc à cet instant très particulier qui lui permet encore d’incarner la jeunesse tout en abordant déjà des rôles qui exigent plus de maturité. Et c’est exactement ce que je cherchais pour le personnage de Roxane.

J’ai la passion du texte mais aussi des images. C’est avec Vincent Bresmal pour la scénographie et Anne Guilleray pour les costumes, que j’ai rêvé aux images du spectacle. Sans être dans de la pure reconstitution historique, nous serons néanmoins fidèles à la période où se déroule l’action. Certaines pièces peuvent peut-être gagner à être jouée en jeans et pieds nus – j’ai d’ailleurs moi-même monté dernièrement un Scapin qui se passe en mai 68– mais dans le cas de Cyrano, ce serait dommage, je trouve, de passer à côté du plaisir du costume d’époque.

Nous aurons le plaisir de jouer ce spectacle plus de 70 fois, dans des espaces aussi différents que l’abbaye de Villers-la-Ville, le Théâtre Royal du Parc, l’Aula Magna à Louvain-la-Neuve, au Wolubilis à Bruxelles et dans le magnifique Théâtre de Liège.  Les vingt acteurs de la distribution vont donc pouvoir prendre le temps d’accompagner leur personnage sur un long parcours, ce qui est malheureusement trop peu souvent le cas. Je voulais remercier tous les coproducteurs qui ont rendu cela possible.
 

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