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Concert Curtis Harding / Sinkane / Tony Allen - Jazz La Villette

1/ Tony Allen
Grand gourou de l’afrobeat, l’ancien batteur de Fela Kuti a tenu les baguettes pour un nombre impressionnant d’artistes. Et de Ray Lema à Archie Shepp en passant par Susheela Raman, Sébastien Tellier, Damon Albarn, Charlotte Gainsbourg, Air, Manu Dibango, Zap Mama ou bien encore Flavia Coelho, on ne compte plus celles et ceux tombés sous le charme de son groove hypnotique, tournoyant et lancinant. Avec ce jeu polyrythmique totalement élastique et si personnel, le sorcier de Lagos désormais âgé de soixante-dix-sept ans brasse avec toujours la même énergie le jazz, l’afrobeat, la soul, le blues et la pop psychédélique. Et lorsque Tony Allen s’empare du micro, son chant caverneux et traînant ajoute une dimension supplémentaire à l’effet d’envoûtement.

2/ Sinkane
Impossible d’encager ou d’étiqueter Ahmed Gallab alias Sinkane ! Le musicien d’origine soudanaise né à Londres et ayant grandi à Khartoum avant d’émigrer à six ans aux États-Unis fut d’abord batteur de Caribou, Of Montreal et Yeasayer avant de se lancer dans ses propres albums mêlant musique soudanaise, électro et soul vintage. Il y a du Curtis Mayfield et du Marvin Gaye, de l’afrobeat, de l’électro-rock voire des effluves de musique brésilienne dans l’art de ce multi-instrumentiste doué installé à Brooklyn et qui pilote aussi l’Atomic Bomb Band, groupe célébrant la musique du maître de l’électro-funk nigérian, feu William Onyeabor, avec notamment Damon Albarn, David Byrne, Pharoah Sanders et Charles Lloyd ! Ahmed Gallab transforme surtout chaque album et chaque concert de Sinkane en d’incroyables fiestas funky.

3/ Curtis Harding
Soul Power ! Il n’y a pas tromperie sur la marchandise dans le titre du premier album de Curtis Harding, artisan d’une soul furieuse à la saveur vintage et d’un rhythm’n’blues nerveux et respectueux d’une certaine tradition. Cet ancien choriste du rappeur Cee-Lo Green alterne entre ballades de crooner et chansons nettement plus up tempo, embardées bien funky et soul sudiste bien moite… Un songwriter originaire d’Atlanta qui connaît sur le bout des doigts les classiques de Curtis Mayfield, Shuggie Otis et Willie Hutch. Des influences qui n’en font pas pour autant un suiveur. Au contraire ! Harding écoute du hip-hop, de la country, du rock garage et du blues, et œuvre également avec Cole Alexander des Black Lips au sein de Night Sun, groupe de soul garage psychédélique. De quoi en faire un soul brother moderne et jamais passéiste.

Billetterie

Concert

Jazz La Villette 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris France

Blue note : l'album de Tony Allen

Premier album du batteur nigérian pour le prestigieux label Blue Note, symbolise peut-être mieux qu’aucune autre référence du catalogue à la fois l’âge classique du label et son présent innovant. L’enregistrement de l’album s’est fait sur bandes analogiques et autour de Tony Allen sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens d’une scène que l’on peine à étiqueter jazz tant elle se caractérise avant tout par sa mobilité et sa créativité. Au total 11 pointures, dont 5 cuivres, ont participé à l’enregistrement de The Source. Plus un guest de marque, Damon Albarn.
Tony Allen sort son nouvel album The Source le 8 septembre 2017

Tony Allen vient de réaliser un rêve d’enfant. Il assure même qu’avec  The Source, douzième opus de sa discographie, il a enregistré le disque de sa vie. Le saxophoniste Yann  Jankielewicz  qui l’accompagne depuis 10 ans affirme pour sa part : « Tony n’a jamais aussi bien joué de la batterie. Il n’a jamais été aussi libre et puissant qu’aujourd’hui. » Il n’est pas anodin qu’un musicien de 76 ans dont la carrière s’étale sur plus de 50 ans et dénombre des centaines d’enregistrements en studio, fasse un tel aveu. Il n’est pas fortuit qu’un autre musicien, de 35 ans moins âgé mais déjà doté d’une longue expérience, lui reconnaisse une telle aura.

The Source est le premier album du batteur nigérian pour Blue Note, label parmi les plus prestigieux de l’histoire du jazz qui a considérablement ouvert son champ d’action depuis sa renaissance dans les années 80. Et Source symbolise peut être mieux qu’aucune autre référence du catalogue à la fois l’âge classique du label et son présent innovant. Il répond par son esthétique sonore d’une totale intégrité, résultat d’une scrupuleuse transcription de la musique au moyen d’une technologie exclusivement analogique,  à la philosophie vertueuse dont se réclamaient ses fondateurs, Alfred Lion et Marx Margulis. Mais il rejoint aussi par sa nature hybride,  le jazz n’étant en réalité ici qu’un mode de navigation permettant de remonter à sa source africaine, une exigence de modernité qui en fait un objet à part totalement captivant.

Début 2017, après avoir sorti un EP en hommage à Art Blakey, Tony entame la préparation de The Source où il entend refléter de manière plus complète ce voyage intérieur, musical et spirituel, entre l’Afrique et l’Amérique. Il requiert pour en partager l’écriture, et en assumer les arrangements, le saxophoniste Yann Jankielewicz, avec qui il travaille depuis l’album Secret Agent de 2009.  Les 11 titres de The Source sont le fruit d’un patient travail qui débute lorsque les deux musiciens se réunissent pour écouter et échanger certains disques. Ceux de Lester Bowie, Charlie Mingus, Art Blakey ou Gil Evans vont servir de boussole, ou plutôt de constellation qu’ils scrutent comme jadis les navigateurs à bord des caravelles pour s’orienter.

Autour de Tony sont réunis quelques uns des meilleurs musiciens d’une scène que l’on peine à étiqueter jazz tant elle se caractérise avant tout par sa mobilité. Le tromboniste Daniel Zimmermann, le saxophoniste Rémi Sciuto, le contrebassiste Mathias Allamane ou le claviériste Vincent Taurelle, qui avec Bertrand Fresel a produit l’album, figurent dans un casting frenchy où le guitariste camerounais Indy Dibongue apporte, avec Tony, l’indispensable pigment africain. Au total 11 pointures, dont 5 cuivres,  vont participer à Source. Plus un guest de marque, Damon Albarn, au clavier sur Cool Cats.

 

The Source, le premier album de Tony Allen chez Blue Note !

Tony Allen vient de réaliser un rêve d’enfant. Il assure même qu’avec The Source, douzième opus de sa discographie, il a enregistré le disque de sa vie. Il n’est pas anodin qu’un musicien de 76 ans dont la carrière s’étale sur plus de 50 ans et dénombre des centaines d’enregistrements en studio, fasse un tel aveu.
Premier album du batteur nigérian pour le prestigieux label Blue Note, The Source symbolise peut-être mieux qu’aucune autre référence du catalogue à la fois l’âge classique du label et son présent innovant. L’enregistrement de l’album s’est fait sur bandes analogiques et autour de Tony Allen sont réunis quelques-uns des meilleurs musiciens d’une scène que l’on peine à étiqueter jazz tant elle se caractérise avant tout par sa mobilité et sa créativité.
Au total 11 pointures, dont 5 cuivres, ont participé à l’enregistrement de The Source. Plus un guest de marque, Damon Albarn.

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