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Castor & Pollux Rameau

Pollux l’immortel et son demi-frère Castor le mortel aiment tous deux Télaire. Télaire et sa sœur la magicienne Phoebé aiment toutes deux Castor. Par amitié et amour pour son frère, Pollux renonce à Télaire, mais par les manigances de Phoebé, Castor est tué. Pollux décide alors de faire intervenir son père Jupiter. Celui-ci ne peut cependant ravir aux Parques une vie qu’elles ont prise. S’il veut sauver son frère, Pollux devra prendre sa place aux Enfers. Protégé par Mercure, Pollux descend alors au Royaume infernal ou il retrouve Castor. A l’annonce du sacrifice auquel consent son frère, Castor le refuse : il ne retournera sur terre que le temps de faire ses adieux àa Télaire, puis reprendra sa place aux Enfers. Alors que les deux amants s’étreignent pour la dernière fois, Jupiter apparaît : ému par l’amour fraternel qui unit Castor et Pollux, il leur accorde le partage de l’immortalité. Ils prennent alors la place qui leur est destinée sur le Zodiaque.

Créé une première fois en 1737 avec peu de succès, Castor et Pollux est profondément remanié par Rameau en 1754. En pleine Querelle des Bouffons, Rameau et son librettiste Gentil-Bernard transforment cette partition vieille de dix-sept ans en véritable machine de guerre en faveur de la tragédie lyrique française. La dramaturgie resserrée, les sentiments exacerbés et héros plus humains assurent à cette seconde mouture un triomphe : on en compte pas moins de 324 représentations à Paris jusqu’en 1785. C’est cette version que l’Opéra de Dijon propose en point culminant de l’Année Rameau, dans la mise en scène de l’iconoclaste et brillant directeur du Komische Oper de Berlin, Barrie Kosky.

Le Concert d’Astrée et Emmanuelle Haïm y emportent jusqu’aux treize constellations du Zodiaque une distribution stellaire ou brillent notamment Pascal Charbonneau, Emmanuelle de Negri et Henk Neven.

Direction musicale : Emmanuelle Haïm
Mise en scène : Barrie Kosky

Auditorium Dijon

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