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Alexandre Brasseur - Brasseur et les Enfants du Paradis

On rentre dans les coulisses d'un film mythique sur les pas d'Alexandre BRASSEUR qui incarne sur scène Pierre BRASSEUR, son grand-père, pour raconter cette belle aventure humaine que fut la création des Enfants du Paradis.

Alexandre Brasseur

Seul en scène, Alexandre Brasseur donne voix à Carné, Prévert, Barrault, Herrand, Arletty avec la même pétulance que son grand-père.

Du 12 au 16 décembre à 20h30 et le 17 décembre à 15h au Centre culturel d'Auderghem Alexandre Brasseur joue Brasseur et les Enfants du Paradis de Daniel COLAS sur une idée d'Alexandre BRASSEUR.

  • 02 660 03 03

Billetterie

Théâtre

Centre Culturel D'Auderghem Boulevard du Souverain 183, 1160 Bruxelles France

On connaît le film Les enfants du Paradis... cet hymne à l’amour, à la femme avec une galerie de personnages, indissociables de leurs interprètes : Arletty Garance, la femme libre, Jean-Louis Barrault, le mime Deburau, Marcel Herrand le truand, Pierre Renoir, le marchand d’habits Jéricho, Maria Casarès, la pure Mathilde, et Pierre Brasseur, Frédérick Lemaître.

Le film sorti en 1945 juste après la libération a été classé au patrimoine de l’humanité par l’Unesco mais il ne s’agit pas d’une pièce de musée, il est de l’étoffe des rêves comme dirait Shakespeare. Rentrer dans les coulisses de ce rêve, c’est ce que nous propose avec bonheur Daniel COLAS sur une idée d’Alexandre BRASSEUR qui incarne Pierre BRASSEUR son grand-père qui raconte le tournage du film quelques années après sa sortie.

Tempêtes et remous d’une création collective dans la France occupée qui avait valeur de résistance sans que tous les protagonistes en aient vraiment conscience. Seul Prévert y croyait qui entend faire passer son message de la victoire de la liberté incarnée par Garance, face aux autorités, face à la censure que craignait beaucoup Marcel Carné, débordé par l’audace de son scénariste faisant dire à Jéricho « marchand d’habits, marchand d’amis » ce qui est une référence inouïe à la propagande de délation organisée par les Allemands. « Comment pactiser avec l’ennemi sans collaborer, rester libres lorsqu’on est occupé ? » ne cesse de se demander Carné. Ce n’est tout de même pas une anecdote le fait qu’Arlette qui incarne la liberté n’ait pu assister à la première du film parce qu’elle était emprisonnée pour le seul crime d’avoir aimé un Allemand.

En un sens, ils étaient tous politiquement incorrects, ou plus simplement en marge de la bonne société hypocrite et frileuse, Marcel Carné cachant son homosexualité, Arletty avec son Allemand, Alexandre Trauner et Joseph Kosma tous deux juifs hongrois, Marcel Herrand et Jean-Louis Barrault qui ont mauvaise conscience de ne s’être pas engagés dans la résistance.

Les circonstances complexes du tournage du film ont joué leur rôle. C’est toute la dimension humaine d’une création collective qui nous est rapportée par un trublion, un cabotin, un comédien Pierre Brasseur, inoubliable Frédérick Lemaître qui évoque l’ancien titre du film Les funambules.

Profession de foi d’un artiste qui reconnait qu’il ne fait pas partie des héros et que c’est pour cela qu’il est comédien pour pouvoir les jouer. Le talent de conteur d’Alexandre Brasseur rend captivante cette belle aventure humaine que fut la création des Enfants du Paradis. Seul en scène sauf lorsqu’il contemple une magnifique créature rappelant Garance, il donne voix à Carné, Prévert, Barrault, Herrand, Arletty avec la même pétulance que son grand-père. Mais nous n’avons pas l’impression qu’il joue, il est vraiment habité par ces personnages. Une belle passion à partager, à poursuivre, à transmettre à toute personne aimée pour le plaisir de lui chuchoter à l’oreille « Faudra que tu ailles voir les Enfants du Paradis ». Extrait de l'article d'Evelyne Trân dans Le Monde.

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