Publicité

Festival Sirocco 2019

 En 19 ans d’existence, le Festival Sirocco est devenu un événement incontournable dans le paysage culturel des Pyrénées-Orientales, offrant un plateau artistique où les rythmes du Monde se croisent, se confrontent et s’harmonisent, où des créations originales conjuguent tradition et modernité en semant des graines multicolores, où la fusion des genres et des styles est au service d’un art métissé. Chaque année depuis presque deux décennies, Sirocco nous invite à un parcours initiatique où les pas de la danse, les voix et la transe œuvrent pour la Liberté...

Cette année, le festival Sirocco change tout ! De date, tout d'abord, en passant de septembre à juillet, de lieu en adoptant pour écrin le Bocal du Tech et de format en passant en entrées payantes avec une nouvelle programmation qui reste néanmoins fidèle à ses valeurs de partage et de métissage.

Billetterie

Festival

Bocal du tech Argelès-sur-mer France

Programmation Sirocco 2019

Vendredi 19 juillet 2019 

Conférence-Rencontre
Le festival Sirocco est fier, et heureux, que Catherine Coquery-Vidrovitch ait répondu positivement à son invitation et ouvre cette édition avec une conférence-rencontre autour de son ouvrage - et de la série documentaire éponyme diffusée sur Arte et France Ô - «Les routes de l’esclavage» qui révèle les rouages d’un système criminel sur lequel s’est construit en grande partie notre monde actuel. Introduite et animée par André Bonet, président du CML, cette conférence nous amènera sur les chemins de la compréhension, de l’histoire aussi particulière que tragique de l’esclavage des Noirs, au travers des routes des différentes traites, loin de toute polémique inutile mais avec rigueur et pédagogie.

Max Romeo

Depuis près de cinq décennies - et l’entrée de son album «War ina Babylon» dans la légende du reggae jamaïcain - Max Roméo n’a eu de cesse de porter la bonne parole d’un reggae roots conscient transcendé par sa foi rasta. Qui, plus que lui, pourrait ainsi faire le lien entre les époques et les styles ?... De ses débuts où il se fit précurseur d’un reggae slackness avec son tube «Wet dreams», aux paroles pour le moins chaudes, à celui qui, aujourd’hui, se sert de sa musique roots au rythme plus lent et polyphonique pour apporter sa pierre à la lutte contre l’oppression des plus fragiles, en passant par son évolution sous l’œil protecteur de Lee «Scratch» Perry, mythique producteur du studio Black Ark et musicien hors pair, c’est avec la même sincérité que Max Roméo a multiplié les albums, les tournées et les collaborations (dont une avec les Rolling Stones), s’imposant peu à peu comme l’un des monstres sacrés du genre, l’une de ces figures emblématiques de l’âge d’or du reggae sur lesquelles le temps ne semble pas avoir de prise avec ses hymnes intemporels - «One step forward», «Chase the devil», «War ina Babylon», «Pray for me», «Black equality», «The coming of Jah » ou «Norman», pour n’en citer que quelques-uns !

Quel bonheur, donc, qu’il ait décidé de quitter les rivages de Kingston pour traverser l’Atlantique et venir nous offrir, dans le doux écrin du festival Sirocco, une parenthèse enchantée et délicate, oasis de sérénité et de paix dans un monde qui, de plus en plus, oublie ses valeurs humanistes

Max Romeo feat. Xana & Azizzi Romeo @ Afro-Pfingsten Festival 2018

Sona Jobarteh

Depuis les temps immémoriaux, la kora, cette harpe d'Afrique de l'Ouest à 21 cordes, est traditionnellement jouée par des griots masculins, mais jamais par des femmes. Jamais jusqu’à ce que Sona Jobarteh vienne bousculer les lignes et la tradition en s’emparant de l’instrument pour porter à son tour une ancestrale et riche culture. Désormais reconnue en tant que musicienne virtuose, elle peut à loisir parcourir le monde pour toucher les âmes et les cœurs en leur offrant quelques douces rêveries musicales, dans un espace où, sous l’influence de ses doigts caressant les cordes de son instrument et de sa voix suave, le temps s’arrête et l’émotion nous submerge

Elina Jones et Sebah

Prenez d’un côté une chanteuse au grain de voix atypique, habitée par les légendes d’une Soul explosive, généreuse jusque dans ses outrances, groovy jusque dans ses silences, adepte d’une musique qui, sans jamais renier ses racines africaines, pose la puissance et la passion comme moteurs pour réveiller les consciences et faire danser les corps. De l’autre côté, laissez s’épanouir le délicat univers d’un chanteur aux mélodies douces venant du coeur, comme autant de reflets d’une âme pure, paisible vagabond naviguant sur des eaux calmes où reggae, soul, world et blues se mêlent pour venir caresser nos âmes.

Mr Leu & the Nabyinghers

Un son chaud qui parle autant aux tripes qu’au cerveau, des instruments qui se jouent des modes et des clichés pour, entre ska, rocksteady, calypso, jazz, blue beat shuffle et reggae roots, nous inviter à bouger nos petits corps fatigués, des mots qui jamais ne cèdent à la facilité et viennent nous secouer dans nos habitudes, nos certitudes, parfois pour une petite dose de légèreté, souvent pour nous délivrer un message plus sombre, plus dur, Mr Leu & The Nyabinghers nous invite à une communion des plus festives, faite de mélodies groovy et de soli enjoués, de soleil dans la voix et de puissance dans les notes.

Samedi 20 juillet 2019

Toure Kunda

Quatre décennies après leur imparable tube «E’mma Africa», qui les fit connaître dans le monde entier et ouvrit la porte à d’autres ambassadeurs de cette musique viscérale, les deux frères n’ont rien perdu de leur énergie et de cette extraordinaire capacité à faire se rencontrer les musiques et les langues, les gens et les générations. Eux, envers et contre tous, chantent la paix, l’amour, la tolérance, le respect, même si pour ce faire, il leur faut emprunter des chemins parfois nostalgiques ou combattifs. Peu importe car l’essentiel est ailleurs, dans cette absolue nécessité de procurer du bonheur aux gens, dans ce désir jamais assouvi de voir fleurir les sourires sur les visages après un concert. Dix ans, c’est ce qu’il leur aura fallu entre «Santhiaba», album sonnant comme un retour aux sources, et leur nouvel opus «Lambi golo», la lutte du singe, sorti en fin d’année dernière, album d’un anniversaire flamboyant, où résonnent la guitare de Carlos Santana, le saxophone de Manu Dibango, les percussions de Paco Séry, la kora de Seckou Keïta ou bien encore la voix de Lokua Kanza. Une décennie qui semble n’avoir pas existé, ou si peu, tant la magie Toure Kunda opère toujours, cette petite bulle musicale qui nous enveloppe si bien et nous embarque pour un merveilleux voyage où la transe humaniste sert de véhicule au rêve et à la fête, où les langues des uns et des autres se mixent aux mélodies d’ici et d’ailleurs pour créer un ensemble à nul autre pareil, où la forme, pour dansante et festive qu’elle soit, ne prend jamais le pas sur le fond, sur ce désir de dire et de transmettre.

Daara Tribes

Du désert saharien ils ont puisé la force, la puissance, cette certitude que la nature, quoi qu’on fasse, reste plus forte que tout. De l’Afrique qui les a vus naître et grandir, ils ont capté l’essence même, celle que l’on trouve depuis la nuit des temps dans cette musique qui évolue, bouge, ne reste jamais figée, immobile. Ils sont cinq et, avec Daara Tribes, ils prouvent de manière éclatante que l’on peut venir de tribus différentes, de cultures différentes, et, ensemble, main dans la main, porter une parole de paix et de tolérance.

Morgane Ji

Femme soldat d’une musique mystique et mutine, Morgane Ji ne rentre dans aucune case, aucun schéma pré-établi, creusant un sillon où se mêlent, sans jamais se heurter, pop, rock, world, électro tribal, comme autant de sonorités composant un univers singulier, magnétique et poétique. A l’image de cette artiste métisse qui ne se pose aucune frontière et, de sa voix tour à tour douce et puissante, nous propose un voyage atypique, polymorphe et envoûtant.

Un banjo électrique comme arme de séduction massive, Morgane Ji nous parle de ces histoires, chantées en anglais, en créole et en français, de ces combats universels pour la liberté, l’émancipation, le respect.

Bekar

En montant sur scène avec ses complices, Bekar n’a ainsi qu’un seul et unique objectif : créer une bulle joyeuse où aucun souci n’a droit de cité, dans laquelle on peut sourire, rire, danser et chanter sans que personne n’y trouve à redire, porté que l’on est par un savoureux autant qu’improbable mélange de rock, de pop, de funk, de tango ou de ska, le tout irrigué par une douce frénésie klezmer apte à faire bouger même les plus atones. Avec ses Imposteurs, Bekar dégoupille ainsi des chansons groovy aux accents yiddish qui ne peuvent laisser indifférent tant l’énergie qu’elles dégagent pousse à la fête.

Dimanche 21 juillet 2019

Rona Hartner et DJ Tagada

Des artistes tels que Rona Hartner - que l’on découvrit à l’orée d’un nouveau millénaire dans «Gadjo dilo» le merveilleux film de Tony Gatlif - et Dj Tagada, tous deux activistes d’une musique qui parle d’âme collective en mouvement, sans phare ni contrainte, une musique qui fait la part belle à une énergie puisée dans les tréfonds d’un métissage culturel, seule à même de créer une émotion pure, sincère. Loin de chercher l’intellectualisation des mots et des mélodies, eux parlent directement au cœur et au corps, les plongeant tous les deux dans une transe aussi hypnotique que festive, mélange surréaliste et explosif de la folie des Balkans et de l’implacable staccato électro. De ce bal des furieux naît un espéranto musical sans équivalent, où électro tsigane, cumbia, gospel, swing trouvent leur place sans jamais empiéter sur celle des autres, où les mots s’entrechoquent et s’entremêlent pour mieux créer l’ivresse et, au-delà, le plaisir. La fusion entre ces deux artistes exubérants est telle que l’on se demande qui, de la chanteuse comédienne danseuse ou du sélecta accro aux rythmes d’Europe de l’Est - et reconnu pour cela - inspire, influence l’autre. La vérité est sûrement ailleurs car leur pacte est aussi créatif que sincère, festif qu’envoûtant, véritable appel à l’échange et au partage, à la communion et à l’invention.

Puerto Candelaria

Cette petite bande-là, ce qu’elle adore c’est mélanger les sonorités, passant de la cumbia au jazz, de l’électro aux riddims balkaniques, ou inviter danse, théâtre et humour à s’incruster dans leur univers débordant de tout schéma prévisible. Audacieux, Puerto Candelaria ose tout, surtout lorsqu’il s’agit de faire la synthèse de textes engagés et de rythmes colorés, de raconter une histoire tragique sans jamais se départir d’une féroce bonne humeur et d’un appétit festif hors du commun.

N3rdistan

Quelque part au cœur de nos sociétés égoïstes œuvrent les poètes urbains de N3rdistan, savants alchimistes sachant à la perfection marier styles et sonorités, a priori opposées, pour créer des atmosphères oniriques porteuses d’un discours fort et impactant.

Cassant tous les codes pour mieux surprendre les esprits et conquérir les cœurs, N3rdistan, entre sobriété et puissance, joue la carte de la fusion entre l’électro, le hip hop et la musique classique arabe afin de nous transporter dans son univers unique et, ce faisant, provoquer en nous de sublimes et inédites émotions.

Yelé

Comme une lumière apaisante venue de cette Afrique où tout a commencé, Yelé transcende la world en lui apportant un groove et une puissance rare. En unissant leurs talents, ces trois musiciens griots, chacun multiinstrumentiste, ont créé un ensemble qui ne ressemble à aucun autre, combinant l’originalité de ses instrumentations, la fusion de styles et une énergie scénique capable de faire bouger n’importe quel public. Aujourd’hui, c’est à nous qu’ils offrent leur musique de “sang mêlé“, faite de groove et de poésie, pour un moment qui promet d’être aussi unique qu’enivrant. 

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire